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Bulletin Quotidien Europe N° 12271
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POLITIQUES SECTORIELLES / Droits fondamentaux

L'agence européenne s’inquiète de l'accroissement des inégalités et du harcèlement dans l’UE

L'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA) continue de s'inquiéter de l'accroissement des inégalités et du harcèlement dans l'UE. Dans son rapport sur les droits fondamentaux de 2019, publié jeudi 6 juin, elle fait état de progrès mitigés en ce qui concerne l’égalité et la non-discrimination.

« Les signaux d’alarme des droits fondamentaux sont au rouge dans toute l’UE alors que les inégalités, le harcèlement et les préjugés ne cessent de croître », a déclaré Michael O’Flaherty, le directeur de la FRA, dans un communiqué accompagnant le rapport.

Le rapport souligne en effet que les personnes issues de minorités et les migrants continuent d’être confrontés au harcèlement, à une discrimination structurelle, à des préjugés enracinés et à un profilage ethnique discriminatoire répandus à travers l’UE.

La FRA pointe tout d'abord la responsabilité des États membres de l’UE, qui devraient tous élaborer des plans d’action nationaux pour lutter contre le racisme et la discrimination raciale. En 2018, seuls 15 États membres disposaient de plans d’action nationaux, regrette-t-elle. Par ailleurs, plusieurs États membres n’ont pas encore transposé correctement et intégralement, dans le droit national, la décision-cadre concernant la lutte contre le racisme et la xénophobie.

Le rapport fait également état de progrès mitigés en 2018 en ce qui concerne les instruments juridiques et politiques de l’UE visant à promouvoir l’égalité et la non-discrimination. Il explique que le cadre juridique de l’UE n’offre actuellement une protection contre la discrimination fondée sur la religion ou les convictions, le handicap, l’âge et l’orientation sexuelle que dans le domaine de l’emploi et du travail.

Après plus de dix ans de négociations, le Conseil de l’UE n’a toujours pas adopté la directive relative à l’égalité de traitement (EUROPE 11217/7), qui étendrait cette protection aux domaines de l’éducation, de la protection sociale de l’accès à des biens et services et de la fourniture de biens et services, y compris du logement, souligne la FRA.

Pour l’Agence, il en résulte de facto une « hiérarchie artificielle des motifs au sein de l’UE » ; certains d’entre eux étant plus protégés que d’autres. « Compte tenu des preuves accablantes de discrimination fondée sur différents motifs (…) le législateur de l’UE devrait redoubler d’efforts pour adopter la directive relative à l’égalité de traitement », écrit-elle.

Le rapport peut être consulté à l'adresse suivante : https://bit.ly/31f1MlH  (Marion Fontana)

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