La Commission européenne a présenté, jeudi 6 juin, une demande au Conseil de l’Europe (COE) afin que l’Union européenne devienne observateur au sein du Groupe d’États contre la corruption (GRECO).
« La participation de l’UE au GRECO en tant qu’observateur rapprocherait l’UE et le Conseil de l’Europe. Cela renforcerait également nos efforts communs pour renforcer l’État de droit », a déclaré Dimitris Avramapoulos, commissaire en charge de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté, dans un communiqué.
« La corruption constitue une menace insidieuse pour la sécurité des citoyens européens et la santé de nos démocraties et de nos économies. Nous devons coopérer sur le terrain ainsi qu'au niveau international. La possibilité de participer au cadre créé par le Conseil de l’Europe est une bonne avancée », a-t-il ajouté.
En tant qu’observateur, l’UE pourra en effet assister à toutes les réunions du Groupe d’États contre la corruption et accéder à tous ses documents de travail.
La Commission a demandé au GRECO d’examiner la demande de l’UE lors de sa prochaine session plénière, prévue du 17 au 21 juin prochains, après une conférence de haut niveau organisée pour son vingtième anniversaire et à laquelle participera Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne. (Véronique Leblanc)