Un accord de libre-échange modernisé entre l’UE et le Mercosur représenterait une voie sans issue pour les agriculteurs et les citoyens de l’UE, ont déclaré, vendredi 24 mai, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca).
Un point sur l'état de ces pourparlers aura lieu lundi 27 à Bruxelles au sein du Conseil 'Commerce' (voir autre nouvelle).
Le Copa-Cogeca s'inquiète des propos récents de la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, qui estime qu’un accord commercial entre les parties est possible dans les mois à venir (EUROPE 12259/29). Plusieurs pays ont rappelé leurs lignes rouges (EUROPE 12255/21).
« Comment la Commission peut-elle justifier auprès des agriculteurs et des citoyens européens qu'elle envisage l’importation d'autres produits agricoles du Brésil, quelques mois après les annonces du gouvernement brésilien visant à autoriser 150 nouveaux pesticides ? », s’interroge le Copa-Cogeca.
Des représentants de la Commission auraient par ailleurs estimé que l'impact d'un accord de libre-échange UE/Mercosur sur les secteurs sensibles serait 'gérable'. Or, pour le Copa-Cogeca, le secteur agricole européen, qui subit déjà une pression importante, « sera confronté à une situation encore plus difficile, car il devra faire face à des importations massives de bœuf, de sucre, de volaille, d’éthanol, de riz, de jus d’orange et de nombreux autres produits de ces pays ».
Pour Pekka Pesonen, secrétaire général du Copa-Cogeca, les concessions commerciales doivent être réduites au minimum pour les secteurs sensibles de l’UE (viande bovine, sucre, volaille, éthanol, riz et jus d'orange). (Lionel Changeur)