Au sein du parti conservateur de la Première ministre britannique, les partisans du Brexit les plus virulents ont d'ores et déjà annoncé, mercredi 15 mai, qu’ils voteraient encore contre l’accord sur un retrait ordonné du Royaume-Uni de l’Union européenne, a rapporté Reuters, après que Mme May eut annoncé, la veille au soir, qu’elle soumettrait, une quatrième fois début juin, ce texte aux députés de la Chambre des communes.
Et les députés travaillistes menés par Jeremy Corbyn pourraient même s’abstenir lors de ce vote, selon plusieurs médias britanniques.
De telles positions jettent à nouveau le doute sur les chances de Mme May de réussir son pari de faire adopter l’accord de sortie de l’UE après les élections européennes, mais avant la session constitutive du Parlement européen, début juillet, de manière à ce que les élus britanniques n’aient pas y siéger.
Mardi soir, la dirigeante britannique a dit avoir évoqué la tenue de ce nouveau vote avec le chef de l’opposition, M. Corbyn. Ce vote interviendra dans la semaine du 3 juin et il est « impératif » de le réussir avant la reprise des travaux du PE, a-t-elle estimé, dans un communiqué. Mme May, pour qui les pourparlers avec Jeremy Corbyn avaient été « utiles et constructifs », a indiqué que les discussions se poursuivraient, mercredi 15 mai, alors que le négociateur britannique, Olly Robbins, était à Bruxelles pour évoquer avec les Européens de possibles modifications aux textes sur les relations bilatérales post-Brexit.
L'UE s'est toujours dite prête à modifier la déclaration sur les relations bilatérales futures afin d'y prévoir des liens plus étroits que ceux déjà envisagés.
Le ministre britannique du Brexit, Stephen Barclay, a considéré que « le projet 'Barnier' [serait] mort » si les députés britanniques n’approuvent pas l’accord de retrait début juin. (Solenn Paulic)