Après des tergiversations sur la voie à suivre en matière d’accès à l'espace, les États membres sembleraient finalement se diriger vers une réelle volonté d’indépendance vis-à-vis d’États tiers, là où un certain nombre aurait préféré une autonomie européenne – une approche politique plus souple (EUROPE 12251/15).
Ainsi, dans la version finale des conclusions sur l'espace pour le prochain Conseil 'Compétitivité' arrêtée lors de la réunion de travail ‘Espace’ du Conseil de l’UE du 8 mai, il est écrit que le Conseil reconnaît comme une nécessité pour l’Europe de conserver « un accès sûr, autonome, fiable, rentable et abordable à l’espace », avant de réaffirmer « l’importance stratégique d’un accès indépendant à l’espace ».
Préciser un objectif « d'indépendance » constituait un point important pour la Belgique, la France, le Portugal, l'Italie et la Grèce qui souhaitaient insister sur la nécessité d’assurer l’indépendance de l’UE en matière d'accès à l'espace. L’Allemagne, le Royaume-Uni seraient restés silencieux. Selon une source, l’Allemagne a toujours été plutôt favorable à une approche d'autonomie plutôt que d'indépendance.
La préférence européenne figure, sans dire son nom, dans la stratégie pour l’espace, d’octobre 2016 (EUROPE 11655/9), bien que depuis lors l’attitude de la Commission européenne ait pu parfois dérouter certains acteurs et observateurs du secteur (EUROPE 12100/17).
Les conclusions sur l’espace devraient être adoptées lors du prochain Conseil le 28 mai prochain à Bruxelles. (Pascal Hansens)