Le ministre italien de l’Intérieur et patron de la Lega, Matteo Salvini, a lancé, lundi 8 avril à Milan, un appel pour la constitution d’un groupe le plus large possible au sein du Parlement européen (EUROPE 12228/7) après les élections européennes de mai.
« Nous agrandissons maintenant notre famille, notre communauté pour un nouveau rêve européen. Car [...] pour de nombreux citoyens, l'UE est aujourd'hui un cauchemar », a-t-il commencé.
Aux côtés de Jörg Meuthen du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), d'Olli Kotro des Vrais Finlandais et d'Anders Vistisen du Parti populaire danois, il a invité les mouvements politiques appartenant aux groupes CRE, ENL et ELDD – auxquels appartiennent les partis des quatre représentants - à fusionner en un nouveau groupe parlementaire, pour défendre « L’Europe du bon sens ».
« Nous sommes quatre représentants de partis politiques qui veulent commencer à travailler à la création d'un nouveau groupe européen après les élections européennes du 26 mai. Une Alliance européenne pour les peuples et les nations », a déclaré Jörg Meuthen.
« Cette famille va s'élargir, y compris à des mouvements avec lesquels nous n'avons jamais travaillé dans le passé », a ajouté Matteo Salvini.
Interrogé sur l'absence de sa grande alliée, Marine Le Pen, lors de cette conférence, il a assuré avoir été mandaté par tous les mouvements politiques de son groupe au Parlement européen, y compris le Rassemblement National, pour lancer cet appel.
S'il a reconnu les différences entre les mouvements souverainistes, il y a néanmoins, selon lui, des sujets communs comme le contrôle des frontières ou encore la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, sur lesquels ces mouvements peuvent bâtir quelque chose ensemble.
Pour Anders Vistisen, les points d’union de ces mouvements dépassent largement les divergences. Une « union des mouvements conservateurs et patriotiques en Europe » serait pour lui une « victoire historique » et il souhaite que ceux-ci s'engagent activement dans une vraie discussion.
« Il ne s’agit pas de trouver une politique commune sur tous les détails », a-t-il précisé, mais plutôt de « défendre le droit des États à trouver leur propre voie ».
Matteo Salvini a par ailleurs confirmé la tenue, le 18 mai prochain, d’un grand meeting (EUROPE 12230/22) à Milan, rassemblant cette fois-ci tous les « alliés européens ». (Marion Fontana)