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Bulletin Quotidien Europe N° 12231
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Michel Barnier réassure Dublin du soutien des Vingt-six à deux jours du sommet extraordinaire sur le Brexit

Le négociateur de l’UE pour la sortie ordonnée du Royaume-Uni, Michel Barnier, a réitéré, lundi 8 avril à Dublin, le soutien sans faille des Vingt-six au Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, assurant que son pays ne serait pas abandonné à son sort en cas de ‘no deal’, une sortie sans accord. 

Après avoir renouvelé la disponibilité de la Commission européenne à rouvrir la déclaration politique de novembre avec Londres, le négociateur a expliqué qu’il avait été aussi question « du scénario du 'no deal' » avec Leo Varadkar. Il y a eu « des discussions intensives » et « notre but est de protéger l’accord du Vendredi saint », a expliqué M. Barnier. 

Ce dernier a, par ailleurs, répété que les discussions avec Londres, dans une telle situation, ne pourraient reprendre que si le gouvernement britannique respectait les obligations « sur l’Irlande, les droits des citoyens et la question financière ». 

Le Premier ministre irlandais a, de son côté, souligné une nouvelle fois la disponibilité de son gouvernement à accorder une extension plus longue à la période prévue de l’article 50, comme Theresa May, son homologue britannique, l’a demandé la semaine dernière (EUROPE 12230/1).  Il a notamment été question avec Michel Barnier de la durée de cette extension. 

De son côté, Theresa May, se rend ce mardi 9 avril à Berlin à la rencontre de la chancelière allemande, Angela Merkel, puis à Paris à la rencontre du président français, Emmanuel Macron, afin de préparer le sommet européen du 10 avril, censé trancher la demande de Mme May de repousser le délai de l’article 50 au 30 juin. 

La situation restait toujours aussi peu claire lundi 8 avril, les pourparlers lancés par Mme May auprès du patron du Labour, Jeremy Corbyn, n’ayant pas encore produit d'effets concrets. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui a demandé aux Vingt-sept de réfléchir plutôt à une extension de la période de l’article 50 d'au moins une année, a indiqué en fin de journée qu’il s’était entretenu avec Mme May au téléphone. 

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, aussi. Il a notamment demandé à Mme May sur Twitter de dire « quand et sur quelle base » l’accord de retrait pourra être approuvé à Londres. Toute « décision positive » des Vingt-sept sur une extension reposera aussi sur des « assurances » britanniques quant à la « coopération sincère », a-t-il ajouté. (Solenn Paulic)

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