Les ambassadeurs des États membres auprès de l'Union européenne (Coreper) ont acté, mercredi 3 avril, la composition du groupe d'experts chargé de faire des recommandations sur l'architecture financière européenne pour le développement.
Ce groupe sera présidé par le diplomate autrichien Thomas Wieser (EUROPE 12188/4) qui, avant de partir à la retraite, a présidé le groupe de l'euro chargé de préparer les travaux de l'Eurogroupe.
Les huit autres experts nommés sont les suivants : - l'Espagnol José Antonio Alonso, universitaire ayant travaillé à l'Institut de coopération ibéro-américaine ; - la Française Monique Barbut, directrice pour le Fonds de l'environnement mondial ; - le Suédois Erik Bergöf, économiste ayant conseillé le président de la BERD ; - le Polonais Jacek Dominik, membre du comité d'audit de la BEI ; - le Néerlandais Nanno D. Kleiterp, président du réseau EDFI de banques spécialisées dans l'aide au développement ; - l'Allemand Norbert Kloppenburg de la banque allemande de développement KfW ; - l'Italien Franco Passacantando, qui a siégé au conseil d'administration de la BEI et travaillé pour Euroclear ; - la Danoise Susan Ulbaek, directrice exécutive à la Banque mondiale.
Il y avait au départ quatorze candidats. Plusieurs États membres, dont les candidats n'ont pas été retenus, se sont interrogés sur la méthode de sélection des membres du groupe d'experts.
Le groupe de sages aura six mois pour analyser la capacité de l'architecture financière européenne, qui englobe la BERD, la BEI et les instruments financiers gérés par la Commission, à concrétiser les priorités politiques de l'UE en matière d'action extérieure et de développement, notamment « en termes d'impact pour le développement, d'efficacité, d'additionnalité, de doublons et de rapport coûts/efficacité », selon un projet de décision du Conseil qui sera adopté lors du Conseil 'Affaires générales', mardi 9 avril.
Une des questions posées concerne l'opportunité de répliquer la méthode du plan 'Juncker' d'investissement, qui attire des investissements privés via l'octroi d'une garantie publique basée sur le budget de l'UE, à la politique de développement, selon une source.
Il reviendra au Conseil, sur la base des recommandations formulées, de décider des mesures à prendre dans le cadre des négociations sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027. (Mathieu Bion)