L’UE a adopté par procédure écrite, jeudi 14 mars avec publication au Journal officiel de l'UE le 15, des sanctions à l’encontre de huit fonctionnaires et militaires russes (EUROPE 12204/17) pour avoir eu un rôle, fin novembre, dans les actions qui ont « empêché l’accès des navires ukrainiens à leur côte de la mer d’Azov, ce qui a compromis l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine et compromis la sécurité de l’Ukraine ».
Dimanche 25 novembre, la Russie a capturé trois navires ukrainiens qui tentaient de traverser le détroit de Kertch après leur avoir tiré dessus. 24 marins ukrainiens sont depuis emprisonnés en Russie (EUROPE 12146/18).
Ces mesures restrictives sont une réponse « à l’escalade observée dans le détroit de Kertch et en mer d’Azov et aux violations du droit international par la Russie, qui a recouru à la force militaire sans justification », précise le communiqué du Conseil.
Parmi les personnes sanctionnées figurent le chef de la direction du Service fédéral de sécurité russe pour la ‘République de Crimée’ et la ‘Ville de Sébastopol’, Sergey Nikolayevich Stankevich, et son adjoint, Andrey Borisovich Shein. Trois commandants de navires de patrouille frontalière et d’un navire de lutte anti-sous-marine russe, Aleksey Mikhailovich Salyev, Andrei Shipitsin et Sergey Alekseevich Shcherbakov, sont aussi soumis à des mesures restrictives. Il en est de même pour deux chefs de service de points de contrôle russes, Aleksey Vladimirovich Shatokhin, et Ruslan Alexandrovich Romashkin, et pour Aleksandr Vladimirovich Dvornikov un commandant des forces armées russes responsable des forces militaires dans la région, y compris en Crimée et à Sébastopol, annexés illégalement.
Le Conseil a également prolongé de six mois, soit jusqu’au 15 septembre 2019, des mesures restrictives – interdiction de visa et gel des avoirs - à l’encontre des 170 personnes et 44 entités sanctionnées en raison d’actions compromettant ou menaçant l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine. Une personne, décédée, a été radiée de la liste. Il est également interdit aux opérateurs de l’UE de mettre des fonds à disposition des personnes et entités inscrites sur la liste.
Par ailleurs, le Conseil des Affaires étrangères du 18 mars commémorera les cinq ans de l’annexion illégale de la Crimée. (Camille-Cerise Gessant)