Traditionnellement, le sommet européen de printemps consacre une partie de ses travaux à prendre le pouls de la situation économique dans l'Union européenne et à analyser le fonctionnement du marché intérieur. Tel sera le cas, vendredi 22 mars à Bruxelles, lorsque les leaders européens devraient appeler à mobiliser tous les instruments européens disponibles pour relever « les défis internationaux, technologiques, liés à la sécurité et à la durabilité ».
Selon un projet de conclusions du sommet européen dont EUROPE a eu copie, les Vingt-huit requerront les actions suivantes : - la présentation d'ici à mars 2020 par la Commission européenne d'une vision de long terme sur l'avenir industriel de l'UE ; - l'élaboration d'ici à décembre 2020 par la Commission d'un plan d'action permettant une meilleure application des règles existantes ; - créer les conditions d'une économie numérique compétitive et sûre avec une attention particulière sur l'accès aux données et la sécurité des réseaux 5G ; - garantir une concurrence équitable au sein du marché à travers la poursuite d'un agenda commercial « ambitieux », une protection contre « les pratiques déloyales de pays tiers et les investissements menaçant la sécurité et l'ordre public », et garantir une réciprocité effective dans les passations de marchés publics impliquant des entreprises de pays tiers.
De telles actions, notamment celles liées à la sécurité des réseaux et aux investissements dans l'UE d'entreprises soutenues par l'État, sont en lien avec les discussions qu'auront, la veille, les dirigeants européens sur les relations de l'UE avec la Chine, en prélude au sommet bilatéral du 9 avril à Bruxelles (EUROPE 12212/20).
Voir le projet de conclusions du sommet : http://bit.ly/2HBV6qf. (Mathieu Bion)