Un nouveau cycle de négociations entre l’Union européenne et le Mercosur, le bloc sud-américain composé de l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, s’est clôturé sur un nouveau constat d’échec, vendredi 15 mars à Buenos Aires (EUROPE 12155/31).
Pour l’UE, il s’agissait, d’après des déclarations du commissaire à l’agriculture, Phil Hogan, à Reuters, fin février dernier, de régler sept questions, portant sur les voitures, leurs pièces détachées, les règles d'origine, les marchés publics, les services maritimes, le lait et les appellations géographiques. « Le Mercosur n'a pas répondu à nos attentes sur ces sujets et c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas d'accord », avait souligné M. Hogan.
Le blocage est donc confirmé, des sources proches des pourparlers dénonçant, de part et d'autre, des positions « pessimistes et hermétiques ».
Côté Mercosur, on souligne « l’intransigeance » de la position européenne « sur pratiquement tous les chapitres », a rapporté la presse locale.
Cette nouvelle rencontre était également la première depuis l’investiture du controversé président brésilien, Jair Bolsonaro, qui affiche son mépris des engagements environnementaux de son pays (EUROPE 12150/17, 12177/11).
Dans une réponse à une question parlementaire, en décembre dernier, la Commission européenne avait précisé que le chapitre sur le commerce et le développement durable, qui sera intégré à l’accord, viserait justement « à garantir que les investissements et les relations commerciales ne sont pas développés au détriment de l'environnement et à encourager la complémentarité entre croissance économique, développement social et protection de l'environnement ». (Hermine Donceel)