Les inspecteurs dépêchés en Pologne par la Commission européenne après la mise au jour de la fraude à la viande bovine avariée exportée dans l’UE ont entrepris, lundi 4 février, leur audit des contrôles officiels sur le terrain avec les autorités polonaises chargées de l’enquête, a confirmé la Commission le même jour.
« Le rapport sera disponible d’ici à 1 mois. Il doit être envoyé aux autorités polonaises puis nous être retourné pour adoption », a indiqué Anca Paduraru, une porte-parole de la Commission.
Lundi, à la mi-journée, 15 pays, Pologne comprise, étaient touchés par cette fraude, la République tchèque et la Grèce s’étant ajoutées à la liste initiale (Allemagne, Espagne, Estonie, Finlande, France, Hongrie, Lituanie, Lettonie, Portugal, Roumanie, Suède, Slovaquie - EUROPE 12185).
Interrogée sur les quantités de viande frauduleuse vendues au consommateur final dans l'UE, la porte-parole ne s'est pas prononcée. « Les États membres sont mieux placés pour répondre, pas la Commission », qui est chargée de gérer le service d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).
Sur les 2,7 tonnes exportées par la Pologne, 795 kg ont été vendus en France. Sur les 650 kg retrouvés, 500 ont été détruits, indiquait le ministère de l'Agriculture vendredi. 145 kg que l'on cherchait encore ont « finalement été identifiés dans des lots de viande commercialisés par des grossistes, boucheries ou restaurants. Une partie a pu être retirée du marché », précisait le ministère samedi. (Aminata Niang)