Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE, réunis mardi 18 décembre à Bruxelles, ont fait le point sur les mesures prises pour tirer les leçons du scandale des œufs contaminés au fipronil.
La France a présenté un mémorandum sur le sujet avec de nouvelles actions « pour renforcer encore les échanges entre États membres, la réactivité et la traçabilité ». La France a proposé de créer une force européenne d’enquête et de contrôle pour mieux lutter contre les fraudes alimentaires.
Le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis, a rappelé les mesures qui avaient été décidées après la crise de 2017 (gestion des risques à l’échelle de l’UE, officiers de liaison…) et estimé que l’incident de la contamination au fipronil était terminé.
Les Pays-Bas ont énuméré les mesures prises pour améliorer la lutte contre la fraude alimentaire, de même que la Belgique, pour qui « la communication et la coordination doivent être optimales ». La Hongrie ne veut pas d’autorité européenne supplémentaire, mais insiste sur le renforcement des procédures au niveau national.
L’Italie a parlé d’un renforcement des normes communautaires pour lutter contre la fraude alimentaire et améliorer la traçabilité et la connaissance de l’origine des produits.
L’Allemagne a dit qu’elle allait étudier les propositions françaises.
Pour lire la note de la Commission : https://bit.ly/2LoEfY5. (Lionel Changeur)