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Bulletin Quotidien Europe N° 12151
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Otan

Une réunion ministérielle sur fond de menaces russes

Les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, qui se réunissent ces mardi 4 et mercredi 5 décembre à Bruxelles, devraient discuter « du comportement déstabilisateur de la Russie », que ce soit son non-respect du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) ou encore ses dernières actions en mer d’Azov, a annoncé, lundi 3, le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg. 

« Nous recherchons le dialogue avec la Russie. Et nous aspirons à de meilleures relations. Mais pour que cela soit possible, la Russie doit respecter pleinement ses engagements internationaux », a une nouvelle fois expliqué le secrétaire général, lors d'une conférence de presse. 

Les chefs de la diplomatie reviendront donc sur le FNI, que les États-Unis ont annoncé vouloir quitter (EUROPE 12122). Selon M. Stoltenberg, ce traité « a été mis en péril par la Russie ». Selon lui, « la situation est intenable, on ne peut pas continuer comme cela »« Nous devons être surs d’être capables de continuer de garder tous les alliés en sécurité et nous allons prendre les décisions nécessaires pour être sûrs que ce soit le cas dans le futur », a prévenu M. Stoltenberg, sans donner plus de détails. 

Les Alliés s’entretiendront aussi avec l’Ukraine et la Géorgie. « Toutes deux sont confrontées à de graves problèmes de sécurité de la part de la Russie. Et nous continuerons d'apporter aux deux pays un soutien pratique et politique », a expliqué le secrétaire général, alors que la situation dans la mer d’Azov sera aussi discutée. « La Russie a récemment saisi des navires et des marins ukrainiens près du détroit de Kertch. Rien ne justifie ce recours à la force », a-t-il estimé. Il a appelé au calme et à la retenue, et exhorté la Russie à libérer les marins et les navires ukrainiens. « La Russie doit également permettre la liberté de navigation et un accès sans entrave aux ports ukrainiens dans la mer d'Azov », a-t-il poursuivi. Le secrétaire général a rappelé que l'Alliance avait renforcé sa présence dans la région de la mer Noire et que des Alliés avaient, en dehors du cadre de l’OTAN, une présence navale renforcée dans la mer Noire. 

La ministérielle se penchera également sur la situation sécuritaire en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, notamment en Irak. 

Mercredi, en présence de la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, les Alliés reviendront sur les Balkans occidentaux, une région qui « présente un intérêt stratégique majeur pour l'OTAN et l'UE », selon M. Stoltenberg. 

Les ministres discuteront notamment des « prochaines mesures à prendre pour développer les relations de l'OTAN avec la Bosnie-Herzégovine ». M. Stoltenberg a annoncé attendre des ministres « qu'ils approuvent la volonté de l'OTAN d'accepter le premier programme national annuel de la Bosnie ». « Il s'agit d'un outil important qui peut aider le pays à mettre en œuvre des réformes politiques, économiques et de défense », a-t-il précisé, ajoutant qu’il appartenait maintenant à la Bosnie-Herzégovine de décider d'accepter cette offre. 

Enfin, la ministérielle se conclura par un débat sur la mission 'soutien résolu' en Afghanistan. « Le défi est de taille », a rappelé M. Stoltenberg. « Nous devons continuer à faire en sorte que le pays ne devienne plus jamais un refuge sûr pour les terroristes internationaux », a-t-il ajouté, estimant que le coût d'un retrait serait plus élevé que celui d'un maintien sur place. (Camille-Cerise Gessant)

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