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Bulletin Quotidien Europe N° 12151
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

Des États membres prennent les devants pour répondre à l'appel à un relèvement du niveau d'ambition de l'UE

Appel à l'équité, au sursaut collectif, à l'impératif moral d'assurer la transition juste vers un modèle économique adapté pour tous, sans laisser au bord du chemin les pays les plus vulnérables aux dérèglements climatiques se sont multipliés lundi 3 décembre à l'ouverture du segment de haut niveau de la COP 24 de Katowice. 

La volonté affichée était grande de retrouver l'élan de la COP 21, dans un climat d'enthousiasme émoussé et d'alerte pourtant maximale. 

Cette COP 24 sera déterminante pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris sur le climat, puisque les règles d'application devront être finalisées et que sera clôturée la phase politique du dialogue de Talanoa. Tous l'ont souligné. 

Les dirigeants de plusieurs États membres - Autriche, Finlande, Luxembourg, Pays-Bas et Espagne - ont tous insisté sur la nécessité de faire plus pour atteindre l'objectif de 1,5 degré C de l'Accord de Paris, et pour relever les engagements d'ici à 2020. Mais c'est le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, qui est allé le plus loin en s'engageant à porter l'objectif 2030 de son pays à une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre et à encourager tous les autres États membres de l'UE à viser le même niveau d'ambition. 

C'est une réponse forte à l'appel lancé par le Premier ministre de Namibie, Saara Kuugongelwa Amadhila, « à tous les pays développés à revoir à la hausse leur NDC pour combler l’écart » entre les engagements sur la table et les efforts requis et « à réapprovisionner le Fonds vert pour le climat ». Son pays a besoin de 300 milliards de dollars d'ici à 2020 pour s'adapter, selon le rapport du GIEC. 

 La Commission européenne considère que l'UE a déjà fait beaucoup en traduisant son objectif 2020 en législations contraignantes et que les premiers jalons qu’elle vient de poser en dévoilant sa vision pour une stratégie 2050 placent l’UE en bonne position.  

« Je suis fier que l'UE soit la première économie majeure qui ait fait un pas courageux vers la neutralité climatique d'ici à la moitié du siècle », a déclaré le vice-président de l'institution, Maroš Šefčovič. Il a rappelé que, depuis 1990, l'UE a réduit ses émissions de 22 %, soit plus que son objectif de 20 % pour l'horizon 2020. « D'ici à la fin de la prochaine décennie, la réduction sera d'au moins 45 % », a-t-il assuré. 

La veille, le président de la COP, Michał Kurtyka, avait appelé tous les pays à rendre l’accord pleinement fonctionnel. 

Les négociations entreront dans leur phase politique la semaine prochaine. Le commissaire européen à l'Action pour le climat et à l'Énergie, Miguel Arias Cañete, et la ministre autrichienne, Elisabeth Köstinger, seront les négociateurs en chef au nom de l'UE. 

« L'UE doit, dès à présent, réviser à la hausse ses objectifs climatiques à l'horizon 2030 et revoir l’ensemble de ses politiques sectorielles en vue d'une économie décarbonée génératrice d’emplois », a plaidé, dans un communiqué, l'eurodéputé français, Yannick Jadot (Verts/ALE), membre de la délégation du PE à Katowice. Il réitère la position défendue par la tête de liste du Parti vert européen, le Néerlandais, Bas Eickhout. Avant de s'envoler pour Katowice ce dernier avait fait observer que l'objectif de l'UE (une réduction d'au moins 40 % de ses émissions par rapport à 1990 à l'horizon 2030) se fondait sur les conclusions du Conseil européen d'octobre 2014 - bien avant donc la COP 21. (Aminata Niang)

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