Alors que l’incertitude plane toujours à quelques jours de la réunion du 4 décembre, où les ministres européens des Finances devraient tenter de s’accorder sur la proposition visant à taxer à hauteur de 3 % les revenus bruts des activités des plateformes numériques (‘digital services tax’ ou DST), le ministre français, Bruno Le Maire, garde le cap.
Mercredi 28 novembre, il a salué les propos de son homologue allemand, Olaf Scholz, à l’université d’Humboldt (EUROPE 12148), qui a reconnu la nécessité de se mettre d’accord en décembre sur une « approche à l'échelle de l'UE » qui mettra en place des « règles contraignantes d'ici janvier 2021 ».
« La question reste complexe, mais je crois fermement qu'il est à la fois possible et nécessaire de parvenir à un accord sur la taxe sur les services numériques avant fin 2018, qui entrerait en vigueur en 2021 », a réagi Bruno Le Maire.
La réunion des ambassadeurs des États membres auprès de l’UE (Coreper), mercredi, n’a pas modifié les rapports de force et toutes les options seraient ouvertes pour la réunion du Conseil 'Ecofin', selon une source européenne, à savoir une déclaration politique, un accord contraignant ou même se laisser plus de temps et remettre le texte sur la table en janvier.
Il n’y aurait, à ce stade, pas encore d’accord franco-allemand, même si les deux parties y travaillent activement, a indiqué cette même source jeudi 29 novembre. (Marion Fontana)