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Bulletin Quotidien Europe N° 12135
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POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Pesticides, la recherche de compromis politique débute sur le rapport de la commission spéciale PEST du PE

Le travail de recherche de compromis entre les différents groupes politiques sur le projet de rapport de la commission spéciale PEST du Parlement européen débute cette semaine à Strasbourg, ont indiqué les Verts/ALE le 7 novembre, lors d'une conférence de presse sur l'exposition des citoyens européens aux pesticides toxiques (EUROPE 12132). 

La tentative de rapprochement politique s'impose, étant donné que 1 140 amendements ont été déposés au projet de rapport de 20 pages présenté par les corapporteurs - Bart Staes (Verts/ALE, belge) et Norbert Lins (PPE allemand) - à la fin septembre (EUROPE 12105). 

Cette commission d’investigation, présidée par Éric Andrieu (S&D, français), est chargée de faire toute la lumière sur la procédure d’autorisation des pesticides dans l’UE, après le renouvellement controversé pour cinq ans de l'autorisation du glyphosate dans l’UE. 

« La première réunion avec les rapporteurs fictifs aura lieu à Strasbourg. Nous avons un mois pour nous mettre d’accord. Le travail avec les autres groupes vient de commencer. Lundi à Strasbourg ce sera l’occasion d’avoir un premier retour sur les tentatives de compromis », a expliqué un expert du groupe. 

Les conservateurs isolés. Il a rappelé qu'il y a deux extrêmes : d’un côté, ceux surtout préoccupés par l’impact des pesticides sur la santé humaine et l’environnement, de l’autre, ceux qui redoutent une baisse de compétitivité d'une agriculture avec moins de pesticides, comme le groupe CRE, « assez isolé ». 

L’approche retenue par les deux corapporteurs est de tenter de dégager un accord large. « Je suis d'accord avec Norbert Lins pour une publication de toutes les études dès que l'État membre rapporteur donne son avis et que débute l'examen par les pairs. On aura au moins ça », a assuré Bart Staes, confiant dans « de bonnes négociations entre groupes politiques ». 

Certains amendements des Verts/ALE et de la GUE/NGL, notamment, visent à ce que ni les études ni l'évaluation des études ne soient confiées à l'industrie. Ces groupes demandent la transparence totale des études « pour que la science ne soit pas confisquée par l'industrie. Il doit y avoir un fonds prélevé sur les produits vendus qui permette de faire des études indépendantes », a déclaré Michèle Rivasi (Verts/ALE, française). 

Un débat est prévu en commission le 27 ou le 28 novembre et le vote le 6 décembre. Le vote en plénière est programmé à la mi-janvier. (Aminata Niang)

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