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Bulletin Quotidien Europe N° 12131
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

Les ministres européens des Finances veulent une montée en puissance de la finance climat à la COP 24

Les ministres européens de Finances ont réaffirmé, mardi 6 novembre à Bruxelles, l’engagement de l’UE et de ses États membres à une montée en puissance des ressources publiques et privées à mobiliser pour prendre leur juste part des 100 milliards de dollars par an collectivement promis - par les pays développés au premier chef - d’ici à 2020 et jusqu’en 2025 pour soutenir les efforts d'atténuation (réduction des émissions de gaz à effet de serre) et d'adaptation des pays en développement. 

Ce message est couché noir sur blanc dans les conclusions qu’ils ont adoptées en vue de la COP 24 de Katowice (Pologne, 2-14 décembre). Celles-ci complètent le mandat de négociation de l’UE tel que défini par le Conseil 'Environnement' le 9 octobre, puis entériné par le Conseil européen (EUROPE 12120, 12113). 

L’argent étant le nerf de la guerre contre les changements climatiques, les ministres réitèrent l’importance, pour conclure avec succès le programme de travail de Paris à la COP 24, de faire des progrès ambitieux et rapides pour que les flux de la finance climat soient compatibles avec une transition vers un développement à faibles émissions de gaz à effet de serre et résilient. Ils soulignent aussi que les financements publics, à eux seuls, ne suffiront pas pour cela, même s'ils continueront à jouer un rôle important. 

Le Conseil se réjouit que l'UE et ses États membres demeurent le premier contributeur aux ressources publiques de la finance climat avec 20,4 milliards fournis en 2017 (dont 2,8 milliards du budget de l'UE et du FED et 2,6 milliards de la BEI) et presse les autres pays développés de continuer à accroître la mobilisation de ressources publiques. Il insiste sur l'importance que revêt le secteur privé pour compléter ces financements. 

Il reconnaît que la finance climat est particulièrement importante pour les pays les plus vulnérables, en particulier les pays les moins avancés. 

Pour CAN Europe, ces conclusions sont « un pas dans la bonne direction », car « une montée en puissance du financement pour ces pays qui sont en première ligne pour subir les pires impacts du réchauffement mondial est d’importance capitale pour accroître leur résilience et les mettre sur la trajectoire de systèmes énergétiques à zéro émission »(Aminata Niang)

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