La conférence de presse quotidienne de la Commission européenne s’est ouverte, mardi 16 octobre, par une minute de silence en hommage à la journaliste maltaise, Daphne Caruana Galizia, assassinée il y a maintenant un an (EUROPE 11885).
Dans une déclaration commune, le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, et les commissaires européens Andrus Ansip, Věra Jourová et Mariya Gabriel ont demandé que justice soit rendue dans cette affaire ainsi que dans celle du Slovaque Ján Kuciak, assassiné en février 2018.
À noter qu'ils n'ont, en revanche, pas mentionné la journaliste bulgare Viktoria Marinova assassinée début octobre. Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, a rappelé que les premiers éléments de l'enquête ne permettaient pas de lier ce meurtre à la profession de Mme Marinova (EUROPE 12115).
« Nous devons envoyer un signal clair à tous les journalistes : il est sûr de travailler en Europe. Si les journalistes sont réduits au silence, la démocratie l'est aussi. Cela ne se produira pas en Europe. Pas sous notre surveillance », conclut la déclaration.
« L’impunité est le pire des messages » a déclaré Julie Majerczak, directrice du bureau de Bruxelles de Reporters sans frontières, devant la presse.
Son organisation est actuellement en mission à Malte et a appelé le Premier ministre maltais à ouvrir une enquête publique indépendante visant à établir si le meurtre de la journaliste aurait pu être évité. Un rassemblement de journalistes s'est tenu le même jour devant le Résidence Palace, à Bruxelles. (Marion Fontana)