Les ministres européens et des pays tiers concernés ont adopté, mercredi 26 septembre à Malte, un plan d’action pour « soutenir et promouvoir la pêche artisanale » au cours des dix prochaines années en Méditerranée et en mer Noire (EUROPE 11755).
Dans cette région, la pêche artisanale représente plus de 84 % de flotte et emploie 62 % de la main-d’œuvre à bord des navires (24 % de la valeur totale des débarquements). Mais les ressources halieutiques sont surexploitées, donc la pérennité de ces activités est menacée.
Le commissaire européen à la Pêche, Karmenu Vella, a rappelé que, pour le moment, plus de 90 % des stocks évalués dans la zone sont surexploités.
L’ONG Oceana appelle les gouvernements à mettre en œuvre des actions concrètes pour « mieux comprendre » les activités de la flotte de pêche artisanale, notamment la surveillance systématique des navires et l’enregistrement de toutes les captures.
Ce plan d’action porte sur plusieurs domaines, dont : - recherche scientifique et données sur la pêche artisanale ; - mesures de gestion (garantir un accès préférentiel aux pêches artisanales durables, promouvoir la réduction des captures accidentelles, utilisation de technologies, marquage des engins, renforcement du contrôle, conservation des habitats halieutiques) ; - chaîne de valeur ; - capacités ; - climat et environnement (plans d’adaptation et d’atténuation, soutien pour les communautés de pêche artisanale touchées par le changement climatique, élimination et recyclage des filets récupérés, y compris des récompenses pour la collecte des déchets marins). (Lionel Changeur)