Alors que Michel Barnier et Dominic Raab, les deux négociateurs du Brexit, s’étaient quittés vendredi 31 août sur une note légèrement optimiste et ouverte à une certaine flexibilité dans le calendrier des négociations (EUROPE 12086), le négociateur en chef de l’UE a indiqué, dimanche 2 septembre dans la presse, qu'il était « fortement opposé » à certains points du plan de Chequers, traduit dans le Livre blanc du 12 juillet, notamment celui prévoyant des « règles communes » pour les biens et le secteur agroalimentaire dont la mise en œuvre nuirait, selon lui, à l'actuel marché unique européen. De telles règles valables pour les biens et produits agricoles, mais pas pour les services « ne sont pas dans l'intérêt de l'UE », a-t-il affirmé.
Michel Barnier, qui est prêt à négocier jusqu’à mi-novembre, répondait à une première tribune de Theresa May qui indiquait que Londres n’était prête à faire aucune « concession » à l’UE concernant son plan.
L’ancien ministre des Affaires étrangères britannique, Boris Johnson, s’est lui aussi exprimé dans la presse et a dit redouter que l’UE sorte « victorieuse » des négociations.
Quant à David Davis, ex-ministre chargé du Brexit, il considère, lui, que le plan de Chequers serait « pire que rester dans l'UE ». (Solenn Paulic)