Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, sera à Strasbourg mardi 11 septembre pour assister au débat des eurodéputés sur l’État de droit en Hongrie et sur l’activation de la procédure dite de l’article 7 du traité que recommande Judith Sargentini (Verts/ALE, néerlandaise) dans son projet de rapport qui sera soumis à la plénière du Parlement européen mercredi 12 septembre.
La Représentation de la Hongrie auprès de l’UE a confirmé, lundi 3 septembre, la venue du dirigeant hongrois. Ce ne sera pas une première pour le Premier ministre, Viktor Orbán, qui avait fait le déplacement à Strasbourg en mai 2015 pour défendre sa liberté de pensée (EUROPE 11317). Mais ce sera une première pour lui dans le cadre de la démarche du PE liée à la procédure de l’article 7.
Le projet de rapport 'Sargentini', adopté en commission des libertés civiles (LIBE) fin juin, dresse une liste d’actions et de mesures du gouvernement hongrois jugées en infraction avec les principes de l’État de droit (EUROPE 12048).
Le rapport passe en effet en revue toutes les lois controversées susceptibles de porter atteinte à des principes clefs, tels que le pluralisme des médias ou la liberté d’association, mais aussi des dispositifs susceptibles de restreindre l’indépendance de la justice ou de réduire les droits des minorités ou ceux des migrants et des réfugiés. La liberté académique est aussi évoquée.
Une majorité absolue de députés (376) et deux tiers des votes exprimés sont nécessaires pour adopter ce rapport en session plénière.
Le gouvernement hongrois a toujours contesté le contenu du projet de rapport 'Sargentini', un représentant du gouvernement ayant estimé, le 31 août, qu'il était une tentative de la part des forces 'pro-migration' en Europe de s'en prendre à la Hongrie avant la fin du mandat du PE. (Solenn Paulic)