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Bulletin Quotidien Europe N° 12062
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ACTION EXTÉRIEURE / Affaires ÉtrangÈres

L’UE devrait adopter des sanctions contre les Maldives

Le Conseil 'Affaires étrangères' devrait adopter, lundi 16 juillet, des mesures restrictives à l’encontre des Maldives, en raison de la situation dans le pays. Concrètement, l’UE devrait adopter un cadre pour pouvoir sanctionner des personnes et entités qui violent les droits de l’homme, minent l’État de droit ou font obstruction à une solution politique dans le pays.

Cette décision fait suite aux menaces du Conseil, le 26 février dernier (EUROPE 11969). Dans des conclusions, les ministres avaient estimé que la situation aux Maldives n’était « pas conforme aux principes de gouvernance démocratique et de séparation des pouvoirs » et qu’ils pourraient « envisager des mesures ciblées », si cette situation ne s’améliorait pas. La situation dans le pays est instable, après la décision du président de décréter l’état d’urgence et de la Cour suprême de revenir sur sa décision concernant des opposants politiques et alors que des élections présidentielles sont prévues pour le 23 septembre (EUROPE 11955). 

Iran. Lors de sa réunion, le Conseil devrait aussi indiquer son intention de ne pas exprimer d’objections à la modification de la loi de blocage, le règlement de 1996 qui vise à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines dans l’UE. La Commission a lancé, le 6 juin, le processus formel d'activation de cette loi (EUROPE 12035) et, à compter de ce lancement, le Conseil et le Parlement européen avaient deux mois pour s’opposer aux mesures avec la possibilité de raccourcir cette période si les deux institutions signalaient leur non-objection. 

Si l’Iran ne figure officiellement que comme un point rapide à l’ordre du jour, un diplomate européen a précisé n’avoir pas de doutes qu’il y aurait entre les ministres une discussion assez longue à ce sujet. Le 6 juillet, Européens, Russes et Chinois ont réaffirmé leurs engagements envers l’Iran en termes de coopération économique (EUROPE 12057). De leur côté, les États-Unis continuent de mettre la pression pour l’arrêt de telles relations (voir autre nouvelle).

Partenariat oriental. Les ministres devraient discuter du Partenariat oriental et préparer la réunion ministérielle avec les six pays partenaires – Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Moldavie et Ukraine - qui se tiendra le 15 octobre prochain. Le débat devrait particulièrement s’attacher à faire le point sur la mise en œuvre des « 20 objectifs à atteindre pour 2020 », agréés lors du sommet du 24 novembre 2017 (EUROPE 11912) et pourrait rappeler l’importance de la poursuite des réformes dans les pays partenaires.

Libye. Le Conseil reviendra ensuite sur la situation en Libye, d’un point de vue économique, politique et sécuritaire. Les ministres devraient discuter de la situation politique, dont des élections prévues pour la fin de l’année et de la réforme constitutionnelle et évoquer la situation économique, notamment concernant les récentes tentatives du colonel Haftar de commercialiser du pétrole libyen en dehors des canaux officiels reconnus au niveau international (EUROPE 12051). « Il est essentiel que l'opération EUNAVFOR Med Sophia puisse vérifier que les flux (de pétrole) peuvent bénéficier aux institutions financières et politiques légitimes de Libye », a expliqué un diplomate européen. Le mandat de l’opération en Méditerranée subira une révision stratégique en septembre. Celle-ci pourrait faire l’objet d’âpres discussions, alors que le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a menacé de ne plus autoriser les débarquements de migrants récupérés par des navires des missions internationales en Italie, en opposition au cadre juridique de l’opération (EUROPE 12058).

Corée du Nord. Enfin, au déjeuner, les ministres discuteront de la Corée du Nord, après la rencontre entre le président américain, Donald Trump, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong Un, le 12 juin, et la visite sur place du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, du 5 au 7 juillet. Ils devraient étudier les moyens de soutenir les discussions et les efforts intracoréens en vue d'une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la Corée du Nord. En amont de la discussion, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, s’est entretenue par téléphone avec le chef de la diplomatie japonaise, Tarō Kōno, le 13 juillet.

Sans débat, le Conseil devrait rappeler, dans des conclusions, son soutien à la Cour pénale internationale à l’occasion de son vingtième anniversaire. (Camille-Cerise Gessant)

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