La Commission américaine du commerce international (ITC) a confirmé, mercredi 11 juillet, la décision du Département américain du Commerce extérieur, le 12 juin, d'imposer des droits antidumping et des droits antisubventions de 34,75% au total sur les importations d'olives noires espagnoles aux États-Unis.
La Commission européenne a aussitôt dénoncé ces mesures définitives, qu'elle a qualifiées de « déraisonnablement élevées » et de « protectionnistes ».
« Ces droits visent un produit de l’UE de haute qualité, qui a du succès et est non subventionné » et dont les exportations vers les États-Unis ne lèsent pas le secteur américain des olives, a commenté un porte-parole de la Commission, qui va désormais « analyser soigneusement la décision américaine et envisager toutes les options possibles en réaction à ces mesures ».
Les organisations et coopératives agricoles européennes (Copa-Cogeca) ont aussitôt appelé la Commission à « engager des poursuites devant l'OMC contre cette action illégale ».
Les importations d’olives espagnoles aux États-Unis étaient soumises depuis janvier dernier à des droits provisoires de 21,6%, accusant de ce fait une baisse de 42,4%, déplore l'organisation.
Une baisse qui n’a pas été compensée par la production locale, mais par une hausse d'importations en provenance d’autres fournisseurs comme le Maroc (+33%), l'Égypte +50% et la Turquie (+82%).
Le Conseil européen du 28 juin a appelé l'UE à « répondre à toutes les actions de nature clairement protectionniste, y compris celles qui remettent en cause la Politique agricole commune (PAC) ». (Emmanuel Hagry)