Répondant au doute jeté par le nouveau gouvernement italien concernant la ratification, au niveau national, de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA), la commissaire européenne, Cecilia Malmström, a souligné, mardi 26 juin, les gains de cet accord pour le commerce italien.
« Nous n'avons pas encore eu la possibilité de discuter avec eux. Nous ne savons pas s'ils ont vraiment l'intention de rejeter cet accord ou de ne pas le soumettre au Parlement italien », a expliqué Mme Malmström, lors d'un point presse.
« Ce que nous savons, même si c'est un peu tôt, c'est que les exportations italiennes au Canada ont augmenté de 8 % depuis septembre 2017. C'est assez important, beaucoup de produits italiens font l'objet d'une forte demande au Canada ; donc, le CETA est une bonne chose pour l'Italie », a-t-elle insisté.
Le nouveau ministre de l'Agriculture, Gian Marco Centinaio, a assuré, mi-juin, que l'Italie n'entendait pas ratifier le CETA en raison d'une insuffisante protection de ses indications géographiques.
Entré en vigueur le 21 septembre 2017, le CETA doit encore être ratifié par les 28 États membres de l'UE pour sa mise en œuvre complète, notamment ses dispositions en matière d'investissement.
À ce stade, les Parlements nationaux ont ratifié le CETA dans dix pays : la Lettonie, le Danemark, Malte, la Croatie, l'Estonie, la République tchèque, l'Espagne, le Portugal, la Lituanie et l'Autriche.
Le Parlement fédéral belge votera la ratification du CETA le 5 juillet. (Emmanuel Hagry)