La Conférence des régions périphériques et maritimes (CRPM) considère comme préoccupant le peu de moyens attribués au prochain Mécanisme d’interconnexion en Europe (MIE) pour les régions périphériques, dans un communiqué publié mardi 12 juin.
La CRPM regrette, en effet, que 2 % seulement de l’enveloppe prévue sur le prochain cadre financier pluriannuel soient dédiés au Mécanisme, alors que les besoins des régions périphériques en infrastructures sont très élevés. Ce calcul exclut le budget dédié à la mobilité militaire, explique la CRPM.
L’organisation estime, en outre, problématique que l’accent soit mis sur les régions transfrontalières, ce qui aura pour conséquence de limiter l’accès des territoires non frontaliers au Mécanisme. Dans ce cadre, elle demande notamment que les ports soient considérés comme transfrontaliers par nature et, par conséquent, soient éligibles pour bénéficier d’un taux de cofinancement allant jusqu’à 50 %, alors que le règlement ne propose que 30 % sous sa forme actuelle.
Par ailleurs, l’organisation s’inquiète du renforcement de la gestion directe du MIE par la Commission européenne.
La secrétaire générale de la CRPM, Eleni Marianou, en a appelé au Parlement européen pour rééquilibrer la proposition, qui avait été présentée le 6 juin par la Commission européenne (EUROPE 12035), pour mieux prendre en compte les besoins des régions périphériques et maritimes. (Pascal Hansens)