La Commission européenne a vivement dénoncé, mercredi 13 juin, la décision prise par les États-Unis d'instaurer des droits antidumping et anti-subventions sur les importations d'olives espagnoles.
« Cette décision d'imposer des droits anti-subvention et antidumping déraisonnablement élevés sur les olives espagnoles est tout simplement inacceptable », a commenté un porte-parole de la Commission.
Dans une décision annoncée mardi, le département américain du Commerce estime que les olives espagnoles sont vendues sur le marché américain entre 16,88 % et 25,5 % de moins que leur valeur réelle et il conclut que l'Espagne subventionne ses producteurs d'olives à hauteur de 7,52 % à 27,02 %.
La décision finale revient toutefois à la Commission américaine du commerce international (ITC), qui tranchera le 24 juillet.
« C'est une mesure protectionniste visant un produit européen de haute qualité et populaire auprès des consommateurs américains », a regretté la Commission, qui « agira à la lumière de la décision finale ».
Les droits de douane préliminaires américains ont « un impact économique et social important sur les producteurs espagnols, en particulier en Andalousie », a déploré la Commission.
En 2017, les importations d'olives espagnoles aux États-Unis ont atteint 67,6 millions de dollars.
Dans une résolution du 15 mars, le Parlement européen avait demandé aux États-Unis de revenir sur leur décision d'imposer des taxes antidumping contre les olives espagnoles (EUROPE 11958).
Les commissaires Phil Hogan (Agriculture) et Cecilia Malmström (Commerce) ont plusieurs fois dénoncé l'attaque de Washington contre des subventions de l'UE classées dans la boîte verte à l'OMC et, donc, contre la PAC. (Emmanuel Hagry)