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Bulletin Quotidien Europe N° 12026
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INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Londres veut un accord de libre-échange le plus large possible basé notamment sur le principe de reconnaissance mutuelle

Le gouvernement britannique a publié, jeudi 24 mai, sa vision du futur partenariat économique avec l’UE dans laquelle il souligne les valeurs selon lesquelles il traitera avec son partenaire, à savoir le respect des standards internationaux, une concurrence ouverte et juste ou l’autonomie décisionnelle.

Par ce futur partenariat économique, qui doit, en théorie, prendre la forme d’un accord de libre-échange, il s’agira de « couvrir davantage de secteurs » que ne le font jusqu’ici les accords de libre-échange classiques, incluant notamment, dans le cas britannique, les services financiers, l’énergie, le transport, l’économie numérique, mais aussi le domaine des radiodiffusions ou la mobilité des professionnels. En mars, les Vingt-sept avaient, eux aussi, fixé les grandes lignes de ce futur accord et accepté que les services financiers en fassent partie, mais dans le cadre d’équivalences améliorées et en aucun cas sur la base du niveau d’accès au marché européen dont Londres dispose aujourd’hui. 

Pour les services financiers, Londres envisage un accès mutuel aux marchés fondé sur des « résultats et coopérations équivalents » ; il veut un nouvel accord sur les douanes (une proposition précise doit bientôt être faite), la reconnaissance des qualifications professionnelles et le moins d’obstacles possible au commerce. L’UE avait proposé zéro tarif sur les biens. 

Londres propose pour tout ce qui relève de l’accès au marché de transposer les règles européennes sur les aides d’État ainsi que leurs principes dans l’accord de retrait. Des engagements contraignants allant au-delà de ce que prévoient les accords de libre-échange classiques devraient, en échange, se traduire par un accès plus large au marché, fait valoir le gouvernement May. 

Lors d’un briefing à Bruxelles, plusieurs sources européennes ont dit que le dernier cycle de négociations qui s’est tenu cette semaine avait déjà permis de recaler certaines de ces demandes britanniques. Ces sources ont souligné notamment que la reconnaissance mutuelle ne peut pas marcher en dehors du marché unique et que Londres ne peut pas attendre des États membres qu’ils lui fassent davantage confiance avec moins de garanties. Ces reconnaissances mutuelles ne sont pas « disponibles en dehors du marché unique », car elles supposent aussi une architecture de « mise en œuvre commune », a encore dit une source. (Solenn Paulic)

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