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Bulletin Quotidien Europe N° 11986
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POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ

Les eurodéputés appellent à réagir face à la crise de confiance vis-à-vis des vaccins

Les députés européens s’apprêtent, lors d’une prochaine session plénière, à interroger la Commission européenne sur la baisse des taux de vaccination en Europe en raison des réticences croissantes des citoyens. Lors d’un vote le 20 mars, la commission de l’environnement et de la santé publique a adopté ses principaux messages. 

Le projet de résolution, corédigé par les principaux groupes politiques, s’inquiète de la baisse de confiance de l’opinion publique en matière de vaccination, particulièrement importante en Europe. Il indique que 215 000 cas de maladies évitables par la vaccination, notamment la grippe, ont été recensés durant la période 2008-2015 en Europe. 

Dialogue et transparence

Dans ce contexte, les députés commencent par condamner la diffusion d'informations non fiables, trompeuses et non scientifiques sur la vaccination. Ils plaident en ce sens pour un dialogue scientifique et factuel avec la société civile. Dans ce même dessein, ils appellent à plus de transparence dans l’évaluation des vaccins, dans les financements des programmes de recherche indépendants et les potentiels effets secondaires des vaccins. Lors du vote le 20 mars, ils ont soutenu l’amendement de Guillaume Balas (S&D, français) qui demande que la confidentialité sur les débats du panel d’évaluation de l’Agence européenne du médicament (EMA) soit levée. Le député propose en outre que les données scientifiques et cliniques qui nourrissent les conclusions du panel et dont le caractère anonyme était garanti au préalable soient rendues publiques. 

Faire baisser le prix

Pour le reste, la commission de l’environnement et de la santé publique se dit préoccupée par le budget limité affecté spécifiquement à la vaccination dans certains États membres et par les prix élevés ainsi que par les grandes différences de prix de certains vaccins vitaux. Elle affirme qu'il n’est pas acceptable que le coût d’un lot de vaccins pour un enfant soit 68 fois plus cher en 2014 qu’en 2001. Elle encourage les États membres à négocier ensemble le prix des vaccins, par le biais des accords de passation conjointe de marchés mis en place par l’UE. 

La Commission européenne devrait présenter au second trimestre de 2018 une initiative visant à renforcer la coopération sur les maladies évitables par la vaccination. (Sophie Petitjean)

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