L’eurodéputé français Éric Andrieu (S&D) qui préside la commission spéciale PEST du Parlement européen, soutenu par 85 collègues, a écrit, mardi 20 mars, une lettre ouverte à la Commission pour lui demander instamment de tout faire pour convaincre les experts des États membres de soutenir la proposition d'interdiction quasi totale des trois pesticides néonicotinoïdes tueurs d'abeilles.
Ce que veulent les signataires de la lettre, adressée au président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et au commissaire à la Santé et la Sûreté alimentaire, Vytenis Andriukaitis, est que tout soit fait pour que la proposition de la Commission visant à étendre l'interdiction partielle des trois néonicotinoïdes à toutes les cultures de plein champ recueille urgemment la majorité qualifiée requise pour permettre un vote.
Les signataires s'alarment qu'aucun vote ne soit prévu à la réunion du comité PAFF, prévue les 22 et 23 mars à Bruxelles.
« Nous sommes très préoccupés par le fait que le résultat de la session sera un nouveau retard dans le vote sur la question urgente des restrictions globales sur l'utilisation des pesticides néonicotinoïdes. Les abeilles, les autres pollinisateurs et les insectes bénéfiques sont cruciaux pour le bon fonctionnement du système agricole et vitaux pour notre production alimentaire », soulignent-ils.
Alors que l'EFSA a confirmé le risque réel pour les abeilles sauvages et les abeilles mellifères de ces néonicotinoïdes, les signataires exhortent tous les États membres à prendre leurs responsabilités et à soutenir la proposition de la Commission. (Aminata Niang)