Les dirigeants européens devraient annoncer, jeudi 22 mars, qu’ils coordonneront leur réponse concernant les répercussions de l’empoisonnement au Royaume-Uni de l’ancien espion Sergueï Skripal et de sa fille, si la Russie ne coopère pas dans l’enquête (EUROPE 11984).
« Les États membres se coordonneront concernant les conséquences à tirer à la lumière des réponses fournies par les autorités russes », révèle ainsi un projet de conclusions, en date du 19 mars et obtenu par EUROPE.
La Russie, qui nie toute implication dans cette affaire, ne semble pas coopérer avec le gouvernement britannique. Cependant, selon un haut diplomate européen, « jusqu'à présent personne n’a parlé de sanctions supplémentaires » contre la Russie. Les dirigeants préviennent aussi que l’UE restera pleinement concentrée sur la question et ses implications.
Dans ce projet de texte, le Conseil européen condamne l'attaque « dans les termes les plus forts possible » et « prend extrêmement au sérieux l’évaluation du gouvernement britannique selon lequel il est hautement probable ('highly likely') que la Fédération de Russie soit responsable ».
Les chefs d’État et de gouvernement précisent aussi que, « dans ce contexte », l’UE devrait renforcer sa résilience concernant les risques liés aux agents chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires, mais aussi soutenir ses capacités pour faire face aux menaces hybrides. Ils devraient donc demander à la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, de faire état des avancées dans ces domaines lors du Conseil européen de juin. (Camille-Cerise Gessant)