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Bulletin Quotidien Europe N° 11985
Sommaire Publication complète Par article 14 / 29
POLITIQUES SECTORIELLES / Justice

L’affaire ‘Cambridge Analytica’ n’est que « la partie émergée de l’iceberg », assure le Contrôleur européen de la protection des données

Le Contrôleur européen à la protection des données, Giovanni Buttarelli, est revenu, mardi 20 mars, sur les récentes révélations concernant l'exploitation de données personnelles de millions d’utilisateurs de Facebook par l’entreprise Cambridge Analytica (EUROPE 11984). 

« Nous pensons qu'il ne s'agit que de la partie émergée de l'iceberg », a-t-il déclaré en conférence de presse. Lundi soir, le Contrôleur a en effet publié une opinion intitulée « la manipulation en ligne et les données personnelles » qui souligne la complexité de ce phénomène global et invite à une coopération renforcée entre les différentes autorités compétentes. 

Pour le Contrôleur adjoint, Wojciech Wiewiórowski, un certain paradoxe s’installe puisque l’UE autorise la réutilisation commerciale de données devenues publiques, mais que cette réutilisation peut, dans certains cas, porter atteinte aux droits fondamentaux des citoyens européens, notamment lorsque le but de la réutilisation change dans le temps. 

Le point a été ajouté à l’ordre du jour de la réunion, le même jour, du groupe de travail ‘article 29’ réunissant les autorités européennes de protection des données. « Nous devons parler d'une seule voix en termes d'analyse et d'actions répressives », a par ailleurs estimé M. Buttarelli. 

L’autorité britannique de protection des données a d’ailleurs annoncé, mardi, qu’elle allait émettre un mandat pour avoir accès aux serveurs de Cambridge Analytica

Pour la commissaire européenne à la Justice, Věra Jourová, le G29 devrait lancer une ‘task force’ similaire à celle qui avait été créée pour coordonner les enquêtes nationales sur le piratage de données de la plate-forme américaine Uber (EUROPE 11917) – une suggestion saluée par le Contrôleur européen. 

En parallèle, la Commission européenne a fait savoir que Mme Jourová était en contact avec Facebook pour « trouver un créneau approprié pour discuter de l'affaire avec la compagnie », à l'occasion de son déplacement à Washington jusqu’à mercredi. 

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a quant à lui annoncé mardi sur son compte Twitter que le PE avait invité le fondateur du réseau social, Mark Zuckerberg, à venir « clarifier devant les représentants de 500 millions d’Européens que leurs données ne sont pas utilisées pour manipuler la démocratie »(Marion Fontana)

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