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Bulletin Quotidien Europe N° 11985
ACTION EXTÉRIEURE / Commerce

Les dirigeants européens privilégient le dialogue avec les États-Unis et veulent éviter une guerre commerciale

Quelle que soit l'issue de la mission en cours de la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, à Washington, pour s'assurer de l'exemption de l'UE des taxes promulguées par le président américain, Donald Trump, contre les importations d'acier et d'aluminium aux États-Unis, qui doivent entrer en vigueur le 23 mars (voir autre nouvelle), les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-huit devraient, lors du Conseil européen des 22 et 23 mars, afficher leur unité dans la réponse ferme à donner à M. Trump, tout en laissant la porte ouverte au dialogue pour résoudre les frictions commerciales transatlantiques. 

Les dirigeants européens « devraient envoyer un message de soutien aux actions entreprises par la Commission européenne jusqu'à présent et aux recommandations qu'elle fera pour l'avenir », a expliqué mardi un haut fonctionnaire européen proche du dossier. 

« Nous devons nous préparer à tous les scénarios possibles », a prévenu le président du Conseil européen, Donald Tusk, dans sa lettre d'invitation aux dirigeants, assurant toutefois que « la réponse de l'UE serait responsable et raisonnable ». 

« Le commerce libre et équitable a créé des millions d'emplois en Europe et ailleurs, contribuant ainsi à la paix et à la stabilité dans le monde entier. Comme l'a dit Montesquieu, 'l'effet naturel du commerce est de favoriser la paix' », a ajouté M. Tusk. 

Le Conseil européen devrait donc plaider pour « davantage de commerce et pas moins », selon M. Tusk, et appeler à accélérer les travaux d'adoption des accords de libre-échange avec le Japon et Singapour et finaliser les pourparlers avec le Mercosur et le Mexique.

Concernant l'acier, les dirigeants européens devraient rappeler que la question des surcapacités d'acier nécessite des solutions globales dans le cadre de l'OMC et du G20, a expliqué notre source. 

Enfin, le Conseil européen devrait insister sur « la nécessité de protéger la relation transatlantique et de toujours chercher des solutions dans le dialogue et les consultations », a-t-elle ajouté. 

« Les relations transatlantiques sont la pierre angulaire de la sécurité et de la prospérité des États-Unis et de l'UE. Compte tenu de l'importance de cette relation, nous devrions continuer à nous engager avec les États-Unis, afin de renforcer la relation économique transatlantique et non l'affaiblir. Malgré les turbulences saisonnières », insiste pour sa part M. Tusk, dans sa lettre d'invitation. 

Alors que M. Trump, qui n'a jamais répondu aux appels de l'UE à relancer les négociations pour un accord bilatéral de libre-échange (TTIP), a ouvert une controverse sur l'accès au marché transatlantique qui dépasse la seule question de l'acier (EUROPE 11979), le Conseil européen ne devrait pas appeler, jeudi, à relancer les négociations, dans les limbes depuis le départ du précédent président américain, Barack Obama. 

« Le consensus entre les États membres existe sur des discussions avec les États-Unis sur des problèmes spécifiques en matière de commerce, mais il n'y a pas de consensus sur un redémarrage du TTIP, même si des capitales affirment que ce serait une bonne approche », selon notre source. (Emmanuel Hagry)

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