L’UE a fait part, vendredi 9 mars, de son inquiétude concernant l’adoption, par la Knesset israélienne, le 7 mars, d’une loi autorisant le ministre israélien de l'Intérieur à révoquer le statut de résident permanent des personnes impliquées dans le terrorisme, la trahison ou l'espionnage.
Ce statut permet de se déplacer librement en Israël et de bénéficier des services sociaux et de santé.
Tout en rejetant le terrorisme sous toutes ses formes, et estimant que les crimes énoncés dans la législation étaient « très graves », la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a estimé que la loi « pourrait rendre le statut de résidence des Palestiniens à Jérusalem-Est - une population protégée en vertu du droit international humanitaire - encore plus précaire qu'il ne l'est déjà ».
« La nouvelle loi pourrait être utilisée pour compromettre davantage la présence palestinienne à Jérusalem-Est, ce qui minerait davantage les perspectives d'une solution à deux États », a ajouté la porte-parole dans un communiqué. Elle a prévenu que l’UE suivrait de près « si et comment » cette nouvelle loi serait appliquée aux Palestiniens de Jérusalem-Est.
La porte-parole a rappelé que, conformément au droit international, l’UE ne reconnaissait pas la souveraineté d'Israël sur les territoires occupés par Israël depuis juin 1967, « y compris Jérusalem-Est, et ne les considérait pas comme faisant partie du territoire israélien, quel que soit leur statut juridique ». (Camille-Cerise Gessant)