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Bulletin Quotidien Europe N° 11978
ACTION EXTÉRIEURE / Birmanie

Le gouvernement birman demande à l’UE de ne pas sanctionner son pays

Le ministre adjoint birman de l’Information, Aung Hla Tun, a demandé, jeudi 8 mars, à l’UE de ne pas sanctionner son pays à la suite des persécutions exercées à l’encontre de la minorité rohingya.

« Au nom de l'ensemble du gouvernement, je souhaite lancer un appel à l'UE. Ne nous isolez plus », a-t-il lancé dans une interview au quotidien danois Politiken. Le Conseil de l'UE avait invité, le 26 février, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité à préparer des sanctions à l’encontre des responsables de violations des droits de l’homme (EUROPE 11969). Cependant, ces mesures seraient individuelles (gel des avoirs et interdiction de visa) et non économiques.

Selon Aung Hla Tun, des sanctions forceraient son pays à se tourner vers la Chine. « Nous n'aurions pas le choix. Nous ne pouvons pas rester seuls », a-t-il prévenu. « Cela aurait une énorme influence sur tout : politique étrangère, commerce, affaires culturelles et notre transition vers la démocratie. C'est ce qui m'inquiète. Nous serions obligés de retourner à la case départ. J'espère que cela n'arrivera pas », a-t-il précisé.

« Je ne prétends pas que nous sommes parfaits. Mais, dans la plupart des cas, nous sommes innocents. Nous avons été mal interprétés », a également expliqué le ministre concernant les accusations de persécution des Rohingyas. Selon les termes de Politiken, Aung Hla Tun a estimé que cette minorité avait fait un énorme coup de publicité afin d’obtenir la protection des Nations Unies. (Camille-Cerise Gessant)

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