Le projet 'carton rouge à la criminalité dans le sport - Ensemble contre la manipulation des compétitions sportives' a été lancé, vendredi 9 mars à Strasbourg, avec une première réunion de ses partenaires et contributeurs financiers, organisée au Conseil de l’Europe (COE).
Programmé sur la période 2018-2020, ce projet est également nommé KCOOS+ en référence à un précédent projet conjoint UE/COE mené de janvier 2016 à juin 2017 et baptisé alors 'Keep Crime Out of Sport' (KCOOS).
KCOOS+ s’appuie sur les travaux de KCOOS, à deux exceptions près : - il sera financé par des pays et des organisations internationales, alors que son prédécesseur était soutenu par des fonds de l’UE ; - il aura une vocation universelle en déployant des séminaires et des consultances sur tous les continents.
Le but est de promouvoir à l’échelle mondiale, d'ici à 2019, la ratification de la 'Convention sur les manipulations des compétitions sportives' dite 'Convention de Macolin'. Lancée en septembre 2014, cette convention a été signée par 30 États membres du COE, mais n’a été ratifiée que par la Norvège, le Portugal et l’Ukraine, alors que son entrée en vigueur requiert 5 ratifications minimum.
Malte, où sont installés beaucoup d’opérateurs de paris en ligne, s’est jusqu’à présent refusée à signer ce texte qui représente le seul outil de droit international sur la question. Pour rappel, en novembre 2012, l'île avait bloqué à elle seule un accord des ministres des Sports de l’UE sur la manipulation des matches en lien avec les paris en ligne.
Chypre, la France, la Norvège et la Suisse sont les premiers pays du COE à participer au financement du projet KCOOS+, auquel participent également l’Association des loteries mondiales et les Loteries européennes. Des discussions sont en cours avec les autres États membres et certains acteurs internationaux, afin d’élargir le champ des contributeurs et celui des expertises. À terme, l'objectif est de mettre sur pied un cadre mondial qui permette de développer une coopération entre des plates-formes nationales en fonction de priorités nationales. (Véronique Leblanc)