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Bulletin Quotidien Europe N° 11978
ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

Pour Mme Mogherini, les relations bilatérales pourraient être meilleures mais aussi pires

La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a estimé, jeudi 8 mars, que les relations de l’UE avec les États-Unis étaient plutôt bonnes.

« Les relations sont bonnes, ce qui signifie qu'elles pourraient être meilleures, mais elles pourraient aussi être pires. Si vous me demandez dans (quelques) heures, je peux vous donner une autre réponse », a-t-elle expliqué lors d’une discussion au German Marshall Fund à Bruxelles, avant la décision américaine d’imposer des taxes sur l’acier et l'aluminium européens (voir autre nouvelle).

La Haute Représentante a voulu se montrer rassurante sur les relations avec Washington. « Nous ne sommes pas d'accord sur tout et nos points de désaccord sont très clairs. (…) Je dirais que nous abordons 90 % des problèmes ensemble (...) Notre agenda est toujours un agenda commun », a-t-elle assuré, citant la Syrie, la Corée du Nord, l'Ukraine ou encore la lutte contre le terrorisme. Elle a estimé que les États-Unis avaient autant besoin de l’UE que l'inverse. « Nous avons tous les deux besoin les uns des autres dans des domaines différents (…). Nous avons besoin les uns des autres de manière égale », a-t-elle ajouté. Selon Mme Mogherini, « nous devons continuer d'investir dans ce partenariat solide, qui est un partenariat naturel. Le plus naturel que nous n’aurons jamais à travers l’Atlantique ». « Après la Seconde Guerre mondiale, l'Amérique a compris qu'une Europe forte était dans l'intérêt d'une Amérique forte et je pense que nous devons revenir aux bases et reconstruire ce sentiment commun d'être du même côté, de faire partie de la même identité », a-t-elle aussi expliqué.

Interrogée sur ce qui l’avait le plus surprise dans l’Alliance transatlantique l’an dernier, la Haute Représentante a cité le déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem. « Cela expose les États-Unis à certains risques et au risque de perdre leur crédibilité concernant la négociation d’un accord » de paix, a-t-elle expliqué. « C’est ce qui m'a surprise le plus, mais c'est peut-être juste parce que c'est [le fait] le plus récent », a-t-elle modéré. (Camille-Cerise Gessant)

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