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Bulletin Quotidien Europe N° 11971
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POLITIQUES SECTORIELLES / BiodiversitÉ

L'EFSA confirme le risque de toxicité aigüe des pesticides néonicotinoïdes pour toutes les abeilles

La plupart des utilisations des pesticides néonicotinoïdes présentent un risque de toxicité aigüe pour les abeilles sauvages et les abeilles mellifères, selon une nouvelle évaluation des risques de ces substances chimiques, publiée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), mercredi 28 février.

Par cet avis scientifique, l’EFSA met à jour ses conclusions de 2013 qui avaient conduit la Commission européenne à imposer jusqu’ici des restrictions à l’utilisation des trois néonicotinoïdes tueurs d’abeilles mellifères - le thiaméthoxame (produit par Syngenta), la clothianidine et l'imidaclopride (tous deux produits par Bayer).

La nouvelle évaluation des risques associés à ces néonicotinoïdes va plus loin que celle de 2013, puisqu'elle couvre aussi, cette fois, les abeilles sauvages (bourdons et abeilles solitaires) et se fonde sur toutes preuves scientifiques disponibles à ce jour. L’EFSA a passé en revue plus de 700 études scientifiques.

Ses conclusions sont une véritable aubaine pour tous ceux qui attendent que les États membres de l'UE soutiennent la proposition de la Commission de mars 2017 visant une interdiction quasi totale des trois néonicotinoïdes tueurs d’abeille et qui avait été simplement discutée au sein du comité des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et aliments pour animaux (comité PAFF) en décembre dernier (EUROPE 11925).

Appel des Verts et de Greenpeace aux États membres

« II n’y a plus aucune raison de retarder le vote du comité d’experts des États membres. La prochaine réunion aura lieu le 22 mars et nous comptons sur les États membres pour que l’interdiction de ces trois pesticides soit confirmée », a déclaré l’eurodéputée française Michèle Rivasi (Verts/ALE)

L'ONG Greenpeace est sur la même ligne. « La preuve est faite de manière éloquente que les abeilles et les cultures et les plantes qu’elles pollinisent sont exposées à une menace terrible. Les gouvernements doivent cesser de tergiverser et soutenir l’interdiction proposée à l’échelle de l’UE comme un premier pas pour prévenir l‘effondrement catastrophique des populations d’abeilles », commente, dans un communiqué, Franziska Achterberg, spécialiste de la politique alimentaire de l'UE chez Greenpeace. (Aminata Niang)

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