Au lendemain de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de geler les paiements effectués par la banque lettone ABLV et des accusations de corruption touchant le gouverneur de la banque centrale de Lettonie (EUROPE 11964), la réaction de l’ancien Premier ministre letton et actuel commissaire européen aux Services financiers, Valdis Dombrovskis, était attendue.
Lors d’une conférence de presse, mardi 20 février, il a rappelé la division claire des compétences qui existe entre la supervision des banques et le cadre de lutte contre le blanchiment d'argent, qui relève, lui, principalement de la compétence des autorités nationales.
Néanmoins, l’UE suit de près la situation, a-t-il assuré, ajoutant « bien sûr, cela nuit en premier lieu à la réputation de la Lettonie et nous attendons des autorités nationales qu’elles s’attaquent rapidement à ce problème ».
Le ministre français, Bruno Le Maire, a, quant à lui, rappelé les mises en garde émises par la France par le passé quant aux risques liés aux pratiques de certaines banques lettones. Pour rappel, en 2013, certaines d'entre elles étaient soupçonnées d’être des plaques tournantes de blanchiment d’argent, en raison notamment des niveaux élevés de dépôts russes (EUROPE 10901).
Le même jour, le gouverneur de la banque centrale, Ilmārs Rimšēvičs, soupçonné de corruption et placé en garde à vue dimanche, a indiqué qu’il n’entendait pas, à ce stade, démissionner, malgré les appels insistants du Premier ministre letton en ce sens. (Marion Fontana)