Le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis, a dévoilé, mardi 20 février, dans un discours prononcé à Vienne, en Autriche, les pistes possibles de relations futures avec l’UE dans le domaine commercial, insistant sur le fait que son pays ne chercherait pas à aller vers « une déréglementation » extrême, le ministre citant même le film Mad Max.
Le ministre a en effet voulu rassurer ceux qui craignent que le Royaume-Uni ne se livre à une déréglementation « à la Mad Max comme sortie d’une fiction dystopique ».
Il a écarté, par la même occasion, toute volonté de nivellement des normes par le bas comme le « redoutent certains » et a aussi balayé l’idée d’un assouplissement des droits des travailleurs et des normes environnementales.
« Nous continuerons sur la base de nos acquis en matière de respect de normes élevées », a déclaré M. Davis. Au lieu d'assouplir les règles en vue de conquérir des avantages concurrentiels après le Brexit, le pays engagera plutôt une « course vers l'excellence » en matière de normes.
Le ministre a insisté sur deux principes à suivre dans les futures relations avec l’UE, mais aussi avec les autres pays tiers : une compétition équitable et la recherche des standards les plus élevés au monde. Cela permettra, selon lui, de créer la confiance nécessaire entre Londres et l'UE pour garantir une reconnaissance mutuelle des règlements et des institutions de chacun. « Il sera crucial de garantir que notre futur partenariat économique soit aussi ouvert et le commerce aussi harmonieux que possible », a ajouté le ministre du Brexit.
Dans certains secteurs, comme l’automobile, le ministre a expliqué qu’actuellement une voiture produite en Autriche, où il se trouvait mardi, doit remplir toute une série de critères pour être ensuite exportée au Royaume-Uni ou ailleurs dans l’UE, ces séries d’autorisations étant reconnues à travers toute l’UE. « C’est exactement ce type d’accord que l’on veut maintenir avec l’UE, même après notre départ », a encore insisté le ministre. (Solenn Paulic)