Depuis sa création en 2015, le Service de soutien à la réforme structurelle s’est engagé à aider 15 États membres à mener plus de 150 projets de réformes structurelles, a annoncé, jeudi 14 septembre, la Commission européenne.
« L'expérience montre que les réformes sont payantes. Elles apportent plus d'emplois et une croissance robuste » a indiqué le commissaire européen aux Services financiers, Valdis Dombrovskis, dans un communiqué.
Le service gère le Programme de soutien à la réforme structurelle, entré en vigueur en mai 2017 (EUROPE 11776), doté d’une enveloppe de 142,8 millions d'euros pour la période 2017-2020. Ce programme permet de fournir un appui technique aux autorités nationales dans des domaines variés tels que la gestion des finances publiques, l’administration, le marché du travail ou encore l’éducation. Bien que ce soutien couvre l'ensemble du processus – allant de l’identification du besoin de réforme jusqu’au financement et la mise en œuvre –, il repose sur une base volontaire, la demande devant émaner de l’État membre.
Le service s’est ainsi engagé à aider Chypre et Malte à atteindre leurs objectifs climatiques et énergétiques, la République tchèque et la Grèce à améliorer leurs infrastructures de transport et la Slovénie à améliorer l'efficacité du traitement de ses prêts non productifs. La Grèce, la Pologne et le Portugal ont également sollicité un appui technique et financier afin de moderniser la gestion de leurs finances publiques et la Bulgarie et la Croatie une aide pour réformer leurs systèmes éducatifs.
La veille de la réunion informelle des ministres européens de l’Économie et des Finances à Tallinn, Valdis Dombrovskis a mis en lumière un autre domaine de soutien technique: aider les États membres à rejoindre la zone euro. Il s’agit de les aider à mettre en œuvre les réformes nécessaires, tout en maintenant des critères stricts d’adhésion, a-t-il précisé, soulignant que, si certains pays comme la Bulgarie et la République Tchèque se rapprochent du respect de ces critères, d'autres comme la Pologne et la Hongrie en sont encore loin.
« La Commission est disposée à encourager les pays qui souhaitent rejoindre la zone euro », a-t-il indiqué, faisant écho à la récente proposition du président Juncker de créer un instrument de pré-adhésion à la zone euro (EUROPE 11861). (Marion Fontana avec Lucas Tripoteau)