À la lumière des récents développements en Birmanie/Myanmar, la commission du commerce international du Parlement européen a décidé de reporter sine die sa visite prévue dans le pays.
« Il est clair que la situation politique et des droits de l'homme en Birmanie/Myanmar, telle qu'elle est décrite dans la résolution du PE adoptée le 14 septembre, ne permet pas une discussion fructueuse sur un éventuel accord d'investissement entre l'UE et la Birmanie. Il est clair que, dans ces conditions, la ratification d'un tel accord n'est pas possible », a expliqué le président de la commission du commerce international, l'Allemand Bernd Lange.
Dans une résolution adoptée en session plénière jeudi 14 septembre, le PE appelle « les forces militaires et de sécurité du Myanmar à cesser immédiatement les meurtres, le harcèlement et le viol du peuple Rohingya, ainsi que l'incendie de leurs maisons ». Le gouvernement birman et sa conseillère d'État, Aung San Suu Kyi, « devraient condamner sans équivoque toute incitation à la haine raciale ou religieuse et lutter contre la discrimination sociale et les hostilités à l'encontre de la minorité Rohingya », insiste-t-il.
L'UE et la Birmanie/Myanmar sont engagées depuis 2015 dans des négociations pour un accord bilatéral sur l'investissement dont l'objectif est de protéger les investisseurs des deux parties et de leur réserver un traitement équitable, leur offrir des protections contre la discrimination et l'expropriation sans compensation et à garantir le transfert des capitaux. (Emmanuel Hagry)