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Bulletin Quotidien Europe N° 11863
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INSTITUTIONNEL / Catalogne

La Commission tente de clarifier les propos tenus par M. Juncker

La Commission européenne, par les voix du premier vice-président et du porte-parole de la Commission européenne, a cherché à clarifier, vendredi 15 septembre, les propos du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, tenus la veille sur le référendum en Catalogne, en expliquant que la Commission restait fidèle à la ligne 'Prodi'. Le représentant permanent de la région autonome de Catalogne décèle, au contraire, une évolution dans la position de l'institution.

« Nous allons suivre (le débat sur le référendum catalan) en respectant les arrêts de la Cour constitutionnelle et du Parlement espagnols. Il est évident que si un ‘oui’ à l’indépendance à la Catalogne voyait le jour – à voir – nous respecterions ce choix », a déclaré en français le président de la Commission sur Euronews, en mentionnant à ce sujet qu’il s’agissait d’un débat « démocratique acceptable ».

Continuant à envisager un scénario sur une éventuelle victoire du ‘oui’, M. Juncker a lancé une mise en garde quant au processus d’adhésion à l’Union européenne de la Catalogne, une fois celle-ci indépendante. « Mais la Catalogne ne pourra pas devenir le lendemain matin, le jour après le vote, membre de l’Union européenne. La Catalogne sera soumise à un processus d’adhésion comme l’ont été les États membres qui nous ont rejoints après 2004 » a-t-il ainsi précisé.

Il n’en a pas fallu plus pour que les réseaux sociaux et les médias, notamment espagnols, s'enflamment. Vendredi 15 septembre, le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, et le porte-parole en chef de l’institution, Margaritis Schinas, ont tenté de clarifier les propos du président en assurant qu’il n’avait rien dit de nouveau : le président reste sur la ligne de la « doctrine Prodi » (EUROPE 11858). Même analyse du côté de la Représentation permanente espagnole, contactée par EUROPE.

Une évolution « plus politique » de la position de la Commission européenne, selon le Représentant permanent de la Catalogne

En revanche, les propos de M. Juncker font l’objet d’une autre interprétation de la part du Représentant de la communauté autonome de Catalogne auprès de l’Union européenne, M. Amadeu Altafaj i Tardio. Répondant à EUROPE, celui-ci a dit voir un discours « plus équilibré » de M. Juncker par rapport à ses prédécesseurs. Selon lui, le président de la Commission ne se cantonne pas à une simple lecture juridique de la situation, mais la met à un niveau politique. Car « il s’agit d’une question politique avant tout » selon M. Altafaj.

Par ailleurs, M. Altafaj a noté que le président de la Commission, contrairement au Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, envisageait bien la tenue du référendum, voire même une éventuelle victoire du ‘oui’. De plus, le représentant de la Catalogne a souligné le fait que M. Juncker reconnait le débat comme « démocratique » et « acceptable ». Des mots qui ont leur importance, selon lui, étant donné que de nombreux élus catalans sont convoqués par la justice pour avoir accepté d’organiser le référendum.

Pour ce qui est du processus d’adhésion, M. Altafaj a expliqué que les négociations pourraient se dérouler très vite, étant donné que la Catalogne a déjà intégré l’acquis communautaire et dispose de toutes les compétences requises pour intégrer l’Union européenne. En outre, il a indiqué que la Constitution espagnole dans son article 11 permettait aux citoyens catalans de préserver leur citoyenneté espagnole et, donc, leur citoyenneté européenne. (Pascal Hansens)

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