Figure emblématique de la scène politique européenne de l'après-guerre, l'ex-chancelier allemand, Helmut Kohl, est décédé vendredi 16 juin à l'âge de 87 ans.
Au pouvoir de 1982 à 1988, père de la réunification des deux Allemagnes - la RFA et de la RDA - en 1990, au lendemain de la chute du Mur de Berlin en novembre 1989 et de l'effondrement du bloc communiste en Europe de l'Est, Helmut Kohl a contribué avec le président français d'alors, François Mitterrand, à ancrer l'amitié franco-allemande dans l'Europe.
Ardent défenseur de l'intégration européenne, Helmut Kohl avait fortement contribué à imposer la création de la monnaie unique en Europe, l'euro.
L'actuelle chancelière, Angela Merkel, doit en partie son parcours en politique à Helmut Kohl, qui l'avait prise sous son aile et l'avait invitée à rejoindre son gouvernement après la réunification allemande.
Mme Merkel a rendu hommage vendredi à « un grand Européen ».
« La mort d'Helmut me peine profondément. Mon mentor, mon ami, l'essence même de l'Europe. Il va grandement, grandement nous manquer », a regretté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
« Je me souviendrai toujours d'Helmut Kohl. Un ami et un homme d'État qui a aidé à réunifier l'Europe », a commenté le président du Conseil européen, Donald Tusk.
Le président français, Emmanuel Macron, a rendu hommage à « un artisan de l'Allemagne unie et de l'amitié franco-allemande ». « Nous perdons un très grand Européen », a-t-il ajouté.
L'ancien président américain, George Bush père, a salué la mémoire de « l'un des plus grands leaders de l'Europe d'après-guerre ». (Emmanuel Hagry)