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Bulletin Quotidien Europe N° 11761
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Chypre, la Grèce, Israël et l'Italie conviennent de faire avancer le projet de gazoduc EastMed

Chypre, la Grèce, Israël et l'Italie sont convenus, lors d'un sommet ministériel à Tel Aviv, lundi 3 avril, de renforcer leur coopération pour faire avancer, avec le soutien de l'UE, leur projet de gazoduc sous-marin long de 2000 kilomètres, le gazoduc EastMed visant à transporter le gaz récemment découvert en mer Méditerranée orientale vers les marchés du sud de l'Europe.

« C'est le début d'une merveilleuse amitié entre quatre pays méditerranéens », a fait valoir le ministre israélien de l'Énergie, Yuval Steinitz, lors d'une conférence de presse. « Ce sera le gazoduc sous-marin le plus long et le plus profond au monde. C'est un projet très ambitieux », a-t-il insisté.

M. Steinitz et ses homologues chypriote, Giorgos Lakkotrypis, grec, Giorgos Stathakis, et italien, Carlo Calenda, sont convenus qu'un groupe de travail surveille et soutienne le développement du gazoduc EastMed et identifie les termes d'un accord intergouvernemental nécessaire pour accélérer la réalisation du projet. Les quatre pays se retrouveront au niveau ministériel tous les six mois.

En présence du commissaire européen chargé de l'énergie et du climat, Miguel Arias Cañete, les quatre ministres ont signé une déclaration conjointe reconnaissant que les récentes découvertes de gaz en Méditerranée orientale, couplées à de possibles nouvelles découvertes, transformeront probablement la région en un important exportateur de gaz vers les marchés mondiaux.

Les quatre pays ont reconnu que les réserves de gaz éprouvées dans les zones économiques exclusives d'Israël et de Chypre étaient suffisantes pour étayer plusieurs projets complémentaires visant à exporter du gaz par l'intermédiaire de gazoducs et de gaz liquéfié (GNL).

Ils ont aussi reconnu que le projet de gazoduc EastMed, déjà considéré par l'UE comme un projet d'infrastructure énergétique d'intérêt commun (PCI) et promu par le consortium italo-grec IGI-Poseidon, permettrait une connexion directe entre les ressources gazières de la Méditerranée orientale et les marchés européens et représenterait une option viable et stratégique de route d'exportation à long terme vers ces marchés, contribuant au renforcement de la sécurité d'approvisionnement de l'UE tout en favorisant la concurrence entre les fournisseurs de gaz.

Leur déclaration reconnaît aussi que les résultats de l'étude de faisabilité cofinancée par la Commission sont positifs et que le projet s'avère techniquement réalisable et économiquement viable.

Devant la presse, M. Steinitz, a déclaré que les parties s'étaient fixé comme objectif d'achever le projet à l'horizon 2025. De son côté, le PDG du consortium IGI Poseidon, Elio Ruggeri, a indiqué qu'une décision finale d'investissement pour le projet devrait être prévue pour 2020. M. Ruggeri a précisé que le segment allant des côtes israéliennes et chypriotes vers les côtes grecques coûterait près de 5 milliards d'euros, plus 6 milliards d'euros supplémentaires pour le segment reliant la Grèce à l'Italie.

Le projet EastMed vise, selon son promoteur, à transporter vers l'Europe près de 16 milliards de m3 de gaz par an provenant des réserves récemment découvertes dans le bassin du Levant, au large des côtes chypriotes et israéliennes, ainsi que des réserves potentielles en Grèce.

M. Cañete a assuré du « soutien » de la Commission au projet EastMed, soulignant le rôle clé, à l'avenir, du gaz de la Méditerranée orientale pour la sécurité énergétique de l'UE. (Emmanuel Hagry)

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