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Bulletin Quotidien Europe N° 11761
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Eurogroupe

Le refus de M. Dijsselbloem de débattre sur la Grèce à Strasbourg attise la colère des députés

Le refus du président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, de participer, mardi 4 avril à Strasbourg, à un débat en session plénière du Parlement européen sur les négociations en cours entre Athènes et ses créanciers institutionnels est resté en travers de la gorge des députés européens de tout bord politique.

Motivé par des contraintes d'agenda, ce refus intervient quelques jours après des déclarations clivantes et sexistes du ministre néerlandais des Finances. Celui-ci avait critiqué, fin mars, les pays du sud de la zone euro qui demandent la solidarité des pays du Nord après avoir dépensé « tout l'argent en alcool et en femmes » dans le quotidien allemand FAZ (EUROPE 11751).

Les critiques les plus virulentes proviennent de la propre famille politique de M. Dijsselbloem et de groupes politiques à gauche de l'échiquier politique. « On ne peut pas avoir quelqu’un qui tient de tels propos à la tête de l’Eurogroupe. Il doit être remplacé », a répété l'Italien Gianni Pittella, chef de file du groupe S&D au PE. Pour Gabriele Zimmer (GUE/NGL, allemande), la condamnation de M. Dijsselbloem a été « unanime » au PE, celui-ci s'étant rendu coupable d'une double faute : « il a fait un commentaire raciste et sexiste, tout d’abord, puis il revient sur sa promesse de participer à un débat avec le PE ». Quant au groupe Verts/ALE, sa coprésidente, l'Allemande Ska Keller, a estimé que l'absence, mardi dans l'hémicycle, du président de l’Eurogroupe attestait de « son mépris » à l’égard du PE.

Le même jour, M. Dijsselbloem avait pourtant tenté de relativiser ses propos tenus dans la presse conservatrice allemande, en réponse à une lettre de reproches des députés européens qu'avait signée le président du Parlement européen, Antonio Tajani.

Il est « malencontreux » que mes propos aient été liés aux pays du Sud parce que « ce n'est pas ce que j'ai dit » et que son intention n'était absolument pas d'offenser quiconque, a-t-il indiqué, dans une missive publiée sur le site Internet du Conseil de l'UE. Regrettant que ses propos aient pu offenser, il a indiqué que ceux-ci s'appliquaient à tous les pays de la zone euro, y compris à son propre pays.

Et M. Dijsselbloem de tenter de retrouver l'équilibre : « Le cadre règlementaire en vigueur est crucial pour la confiance dans la zone euro, à la fois à l'extérieur de l'UE et entre États membres. Pour qu'il y ait de la solidarité entre les pays, chose à laquelle j'accorde une grande valeur, il est crucial que nous fassions tous preuve d'engagement et de responsabilité ». (Mathieu Bion avec Pascal Hansens)

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