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Bulletin Quotidien Europe N° 11734
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Soutien du Conseil aux objectifs du paquet pour l'énergie propre, mais appel au réalisme en matière de délais et au respect des spécificités nationales

Malgré un consensus général sur les grandes lignes du vaste paquet de mesures pour l'énergie propre, proposé par la Commisison fin 2016, de nombreux États membres ont plaidé, lors d'une réunion des ministres de l'Énergie de l'UE, lundi 27 février à Bruxelles, pour plus de réalisme dans les délais, de souplesse et la prise en compte des spécifités nationales en matière de bouquet énergétique.

« D'une manière générale, un consensus s'est dégagé en faveur des grands objectifs du paquet pour l'énergie propre », a assuré le ministre maltais de l'Énergie, Konrad Mizzi, lors d'un point presse à l'issue d'un premier échange de vues ministériel sur le vaste paquet de mesures pour l'énergie propre, dévoilé fin 2016 par la Commission (EUROPE 11679).

« Il faut rester réaliste. Des collègues ont insisté sur les délais nécessaires. Des collègues ont insisté sur la nécessité d'assurer suffisamment de souplesse. Certaines délégations ont insisté sur la prise en compte nécessaire des spécificités nationales », avait toutefois admis M. Mizzi, synthétisant les contributions des délégations qui, parfois, comme la Pologne, se sont montrées virulentes contre les propositions de la Commission.

Rappelant que sa politique énergétique dépendait encore dans une large mesure des centrales à charbon, la Pologne a estimé que des propositions du paquet n'étaient « pas du tout compatibles »  avec le principe de subsidiarité et le choix souverain du bouquet énergétique.

Dans une déclaration commune avec les autres pays du groupe de Visegrád (Hongrie, République tchèque et Slovaquie), la Pologne a souligné de « graves préoccupations » en ce qui concerne le calendrier serré demandé par la Commission, qui aimerait idéalement boucler l'examen interinstitutionnel sur ce paquet d'ici fin 2017. « Le calendrier pour le processus de négociation de tous les éléments législatifs doit être réaliste et faisable », insistent ces quatre pays.

Lors du débat, plusieurs autres pays, comme la Lettonie, la Croatie ou l'Irlande, ont formulé la même requête, demandant que la qualité de la législation prévale sur le calendrier.

En substance, les pays du groupe de Visegrád ont dit estimer que « certaines parties des éléments législatifs du paquet compromettent les compétences des États membres sanctuarisées dans les traités, comme le droit de déterminer librement son bouquet énergétique ».

Au nom de la Commission, le commissaire à l'Énergie, Miguel Arias Cañete, s'est dit prêt à « dialoguer » avec la Pologne, ainsi qu'avec la Hongrie, sur la question des prix réglementés.

L'Irlande a souligné que le 'Brexit' serait un grand défi et a appelé à veiller à ce que la coopération régionale puisse se poursuivre après la sortie du Royaume-Uni de l'UE.  (Emmanuel Hagry)

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