En dépit des difficultés rencontrées actuellement sur le marché du lait, le secteur européen du lait et des produits laitiers pourrait se développer, notamment en réponse à la demande croissante au sein de l'UE, estime la Commission européenne dans son rapport sur les perspectives agricoles à moyen terme jusque 2026, publié mardi 6 décembre.
Le rapport sur les perspectives pour les marchés agricoles a été discuté mercredi 7 décembre à Bruxelles lors de la conférence consacrée à ce sujet. Le premier jour de la conférence a été marqué par le discours du président Jean-Claude Juncker sur l’avenir de la politique agricole commune (EUROPE 11683).
Céréales. Selon le rapport, la Commission s'attend à une concentration plus forte vers les principales cultures de base comme le blé tendre, le maïs et l'orge, et ce au détriment des autres céréales. La demande de céréales de l'UE pourrait augmenter de 6% d'ici à 2026. Les perspectives d'exportation demeurent positives pour le blé tendre et, dans une moindre mesure, pour l'orge. Les prix des céréales, au-dessus de leur moyenne à long terme, devraient rester inférieurs à leurs pics récents, et se situer entre 160 et 170 euros par tonne d'ici 2026. La Commission constate une baisse de la superficie consacrée à la culture du colza et à une hausse des importations de soja. La demande en biocarburants devrait stagner.
Lait et produits laitiers. L’augmentation de la production européenne de lait au cours de la prochaine décennie devrait être modérée (+1,3 million de tonnes de lait par an en moyenne), selon les estimations de la Commission. L’UE devrait néanmoins devenir le premier exportateur mondial de produits laitiers d'ici 2026, juste devant la Nouvelle-Zélande.
Viandes. Après une forte reprise en 2014 et 2015, la consommation de viande de l'UE par habitant devrait diminuer légèrement, à l'exception de la consommation de viandes de volaille dont la part de marché pourrait légèrement augmenter. Une légère hausse de la production de viande porcine devrait avoir lieu grâce aux exportations, tandis que la production de viande bovine devrait diminuer modérément, estime la Commission. (Lionel Changeur)