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Bulletin Quotidien Europe N° 11684
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ACTION EXTÉRIEURE / Syrie

Les pays occidentaux du G7 exhortent à un cessez-le-feu à Alep

La chancelière allemande, Angela Merkel, les Premiers ministres britannique, Theresa May, italien, Matteo Renzi, canadien, Justin Trudeau, et les présidents français, François Hollande, et des États-Unis, Barack Obama, ont appelé, mercredi 7 décembre, à un cessez-le-feu immédiat à Alep, en Syrie. Les forces gouvernementales contrôlent désormais la quasi-totalité d’Alep-Est au détriment des rebelles.

« L’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat pour permettre aux Nations Unies de livrer de l'aide humanitaire aux populations de l'Est d'Alep et de porter secours à ceux qui ont fui », exhortent les dirigeants européens et nord-américains dans une déclaration commune. « Une catastrophe humanitaire se produit juste sous nos yeux. Dans Alep-Est, quelque 200 000 civils, dont de nombreux enfants, sont privés de vivres et de médicaments », insistent-ils.

Rappelant que l’« opposition » syrienne avait approuvé le plan en quatre points des Nations Unies pour Alep - évacuations médicales, fourniture de médicaments et de nourriture et rotation faible, mais constante, de médecins - les dirigeants exhortent le régime à appliquer ces mesures « d'urgence, pour alléger la situation désastreuse à Alep ». « Nous appelons la Russie et l'Iran à user de leur influence dans ce sens », ajoutent-ils.

Leur déclaration commune est également une condamnation des « attaques du régime syrien, qui ont dévasté des installations civiles et médicales et (de) l'utilisation de barils explosifs et d'armes chimiques » ainsi que des « actions du régime et de ses partisans étrangers, en particulier la Russie, pour leur obstruction à l'aide humanitaire ».

Les dirigeants montrent également leur impuissance en soulignant que « la Russie bloque le Conseil de sécurité de l'ONU et l’empêche d’accomplir sa mission et de mettre fin aux atrocités ». « Le refus du régime de s'engager dans un processus politique met également en évidence la réticence de ses alliés à œuvrer pour une solution politique, malgré leurs assurances contraires », ajoutent-ils. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis sont membres permanents du Conseil de sécurité, tout comme la Russie et la Chine.

Les dirigeants menacent par ailleurs les « individus et entités qui agissent pour le compte du régime syrien ou en son nom » de mesures restrictives supplémentaires. (Camille-Cerise Gessant)

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