Microsoft va pouvoir acquérir LinkedIn, a annoncé la Commission européenne, mardi 6 décembre. Mais son feu vert est conditionné à une série d’engagements visant à préserver la concurrence entre réseaux sociaux professionnels en Europe.
Les deux géants américains de l'Internet sont essentiellement actifs dans des secteurs complémentaires, sans compter les chevauchements mineurs dans la publicité en ligne.
La Commission s’est intéressée à trois secteurs en particulier, à savoir les services de réseaux sociaux professionnels, les solutions logicielles en matière de gestion de la relation client et les services de publicité en ligne. Son enquête a confirmé plusieurs de ses craintes : - l'installation par défaut de LinkedIn sur tous les ordinateurs fonctionnant sous le système d'exploitation Windows ; - la combinaison, dans les limites autorisées par contrat et par la législation relative à la vie privée, entre LinkedIn et les bases de données d'utilisateurs de Microsoft.
La Commission a estimé que ces pratiques auraient pu renforcer sensiblement la visibilité de LinkedIn, alors que des réseaux sociaux professionnels concurrents auraient pu se voir refuser l'accès à ces outils et à ces données.
Pour répondre à ces inquiétudes, Microsoft a notamment proposé de : - veiller à ce que les fabricants et les distributeurs d'ordinateurs soient libres de ne pas installer par défaut LinkedIn sous Windows ; et - permettre aux utilisateurs d'ordinateurs de désinstaller LinkedIn sous Windows si les fabricants et les distributeurs décident de l'installer par défaut. (Élodie Lamer)